Accès direct au contenu

Foot - Mercato - OM

Mercato - OM : Ajroudi, complot... Mourad Boudjellal fait une révélation hallucinante !

Alors que le profil de Mohamed Ayachi Ajroudi, désireux de succéder à Frank McCourt à l'OM, interpelle certains observateurs, Mourad Boudjellal n'a pas hésité à sortir les crocs pour défendre l'homme d'affaires franco-tunisien, et révèle que ce dernier a été victime d'un maître-chanteur.

Depuis l'annonce de Mourad Boudjellal concernant le projet de rachat de l'OM qu'il porte, les rumeurs sont nombreuses sur le sérieux de ce dossier. L'origine des fonds du Moyen-Orient évoqués par l'ancien président du RCT demeure un mystère, tandis que le profil de Mohamed Ayachi Ajroudi interroge. En effet, plusieurs journalistes et spécialistes des pays du Golfe n'ont pas caché leur scepticisme au sujet de l'homme d'affaires franco-tunisien qui ne dispose pas d'une très bonne image dans le milieu.

Ajroudi, un profil inquiétant selon certains

« Il faut juste se renseigner deux minutes sur le mec qui est au milieu de tout ça, expliquait notamment le journaliste Romain Molina il y a quelques jours. Ceux qui suivent le football tunisien tous les jours savent ce qu’il a fait au Stade Gabesien (démission après la relégation du club en D2 tunisienne), et quand tu sais ça, tu auras tout de suite le spectre de Kachkar (ndlr : homme d’affaires canadien au coeur d’un vrai-faux rachat de l’OM en 2007). Maintenant, les gens ne veulent pas écouter, je peux le comprendre, mais ils ne veulent pas. Lui, c’est que du paraitre. Dans un palace, il reste à la table la plus importante, mais il ne commande que des cafés. Et j’ai des amis qu’il a escroqués. Au moment où l’argent devait sortir, il a disparu, et il ne l’a pas fait qu’une fois ». De son côté, Thibaud Vézirian, journaliste, affichait également sa prudence pour Ajroudi et ses supposés liens avec l'Arabie saoudite, l'une des pistes évoquées pour les fonds de ce projet. « Quand certains disent qu’il arrive avec des fonds saoudiens, je me suis renseigné, c’est bidon. Ce n’est pas encore de l’escroquerie, mais c’est du bluff. Ça n’a rien à voir avec MBS (Mohammed bel Salmane, le prince de l’Arabie Saoudite). C’est quelqu’un qui s’invente une histoire, beaucoup de choses. Il n’est pas du tout dans les petits papiers de l’Arabie Saoudite », confiait-il. Interrogé ce vendredi sur ces nombreuses critiques autour de Mohamed Ayachi Ajroudi, Mourad Boudjellal a dénoncé ce « dénigrement » et assure que l'homme d'affaires a été victime d'un maître-chanteur.

« Ajroudi a été victime d’un maître-chanteur »

« La banque a été désignée (Wingate, ndlr), des contacts ont été établis. Mais surtout, ce que je voudrais dire c’est que monsieur Ajroudi a été victime d’une campagne de dénigrement importante, qui va très loin et pour des raisons que l’on connait a priori. Il a été victime d’un maître-chanteur qui agit auprès de certains journalistes. C’est un maître-chanteur qui a pignon sur rue sur Twitter et qui lui a demandé une somme d’argent, en l’occurrence 60.000 euros, pour ne pas le dénigrer. Il a ajouté "sinon, je vais donner des infos bidon à des journalistes qui vont te dénigrer". Un dépôt de plainte a donc été fait. On s’est permis de mettre le numéro de téléphone de son épouse et de ses enfants sur les réseaux sociaux, ce qui veut dire qu’elle est harcelée, par des gens qui n’ont pas de bonnes intentions. On a fait toute une réputation autour de ce monsieur et je peux vous dire que comme le chantent Aya Nakamura, Naza et Dadju, "Moi je vérifie" et je vérifie très haut. Très, très haut. J’ai eu des tas de gens dans le Golfe, des gens qui sont en place, qui ont accès au pouvoir et qui sont assez unanimes sur monsieur Ajroudi. Je trouve que cette campagne est totalement orchestrée, avec des journalistes qui sont souvent brillants, mais qui sur ce coup-là se font influencer. Ils se font influencer parce que ce projet n’est pas bien vu par certains, et ils sont rentrés dans ce jeu. J’ai rarement autant reçu de textos de gens qui me disent "méfie-toi" et qui me font passer pour un naïf. Je ne suis pas naïf. Je me suis renseigné et j’ai des recommandations. Je sais comment vit monsieur Ajroudi. Il y a des trucs qui me font marrer quand j’entends qu’il va au Georges V, mais pour boire un café. Non, ce n’est pas vrai. J’y suis allé plusieurs fois avec lui, il ne prend pas un café et je ne fais pas la vaisselle. Je vois comment il vit, je connais les moyens dont il dispose. Il ne veut pas étaler. Je connais les gens qui veulent travailler avec lui, c’est un vrai projet. Mais monsieur Ajroudi veut vivre discret et surtout, il n’est pas là pour acheter à n’importe quel prix », confie Boudjellal à RMC, avant d'ajouter : « J’ai pris des renseignements chez des gens très, très haut placés, notamment au Bahreïn, et les renseignements ont été plus qu’élogieux. Je le vois parler avec des gens très haut ou d’autres qui l’appellent. Ce n’est pas du tout ce qui est dépeint par un maître-chanteur, qui fait du lobbying auprès de quelques journalistes car il n’a pas touché les 60.000 euros qu’il réclamait au téléphone. » Ce dossier n'a pas fini de faire parler...

Articles liés