Considéré comme l'un plus espoirs du football français, Hatem Ben Arfa n'a toutefois que trop rarement justifié les espoirs placés en lui. Cependant, lors de la saison 2015/2016, il évolue justement au niveau qui aurait du être le sien durant toute sa carrière. C'était sous les couleurs de l'OGC Nice où sa signature n'était pas anticipée comme le raconte Julien Fournier.
En 2015, l'OGC Nice parvient à boucler le retour d'Hatem Ben Arfa en Ligue 1 après 5 ans en Angleterre. Avec les Aiglons, l'ancien Marseillais réalisera une saison exceptionnelle ponctuée de 17 buts et 6 passes décisives en 34 matchs de Ligue 1. Et pourtant, le retour en France de Ben Arfa n'avait pas été envisagé à la base par l'OGC Nice comme le raconte Julien Fournier, alors directeur du football des Aiglons. « C’est d’abord Mathieu Bodmer qui vient me voir pour me dire que Hatem veut m’appeler. On a une histoire avec Hatem, j’ai été parmi ceux qui l’ont fait venir à Marseille. Mathieu me dit que Hatem est intéressé à l’idée de venir (à Nice) », se souvient-il auprès de RMC, avant de raconter le détail des coulisses de cette signature.
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Fournier dévoile les coulisses
« Hatem m’appelle et me dit: "Tu sais dans quelle situation je suis mais j’ai envie de revenir. On se connaît, je sais que tu sauras me gérer. Ma seule crainte, c’est l’entraîneur (Claude Puel). Tu penses que ça peut matcher?" Je lui ai répondu: "Tu es bien placé pour savoir qu’on met souvent des étiquettes. C’est ce que tu es en train de faire avec Claude, qui passe pour quelqu’un de froid, trop rigoureux… Le mieux c’est de rencontrer les gens, donc viens rencontrer Claude." J’organise donc en secret une réunion entre Claude et Hatem à Nice », confie-t-il micro de RMC Mercato, avant de poursuivre.
«On sort de là et Hatem dit: "Je signe, je signe!"»
« On se retrouve et je m’efface pour les laisser tous les deux. Claude a été fantastique. J’ai vu Hatem et Claude se connecter au niveau foot. Ils sont restés deux heures. On sort de là et Hatem dit: "Je signe, je signe!" Je lui dis de prendre son temps. Le lendemain, il me rappelle pour me dire qu’il veut signer. Ça s’est fait comme ça. C’était en janvier, mais il y a eu un imbroglio sur le plan administratif donc il est finalement venu en juin », ajoute Julien Fournier.