On a beaucoup parlé du retour d’Antoine Dupont avec le XV de France après sa blessure au genou droit. Mais Fabien Galthié a également pu compter sur d’autres retours très importants et c’est le cas avec l’un de ses guerriers de l’ombre, qui aurait très bien pu prendre une toute autre trajectoire s’il n’avait pas rencontré le succès dans le monde du rugby.

Tous les projecteurs sont tournés vers Antoine Dupont, Matthieu Jalibert ou encore Thomas Ramos, les grands architectes du jeu débridé des Français. Mais pour que ces joueurs-là brillent, il en faut également d’autres qui acceptent de faire le sale boulot et mettre la tête, là où certains ne mettraient même pas le pied.
L’indispensable François Cros
Les exemples ne manquent pas, mais l’un des plus parlants n’est autre que François Cros. Discret en dehors des terrains, le troisième-ligne est extrêmement précieux pour le XV de France comme pour son club du Stade Toulousain. Ce n’est pas pour rien si le sélectionneur Fabien Galthié l’a tout de suite aligné titulaire dès le match d’ouverture contre l’Irlande (36-14), alors qu’il sortait tout de même de quelques mois très compliquées, passés à soigner un genou récalcitrant.

« Mon rêve de gosse ? Mon grand-père était gendarme et longtemps, j'ai voulu faire la même chose »
Pourtant, le natif de Toulouse aurait très bien pu troquer son casque de rugby pour un képi, comme il l’a récemment confié. « Quel était mon rêve de gosse ? Mon grand-père était gendarme et longtemps, j'ai voulu faire la même chose » a déclaré François Cros, qui sera une nouvelle fois titulaire ce dimanche pour la troisième rencontre du Tournoi des 6 Nations 2026, face à l’Italie. « J'aime l'ordre en fait ? Pas plus qu'un autre. Mais j'aime le travail en équipe. Sur le terrain, les pompiers, les gendarmes ou les militaires ont besoin les uns des autres ».