Le XV de France humilié : Fabien Galthié veut tourner la page, «on assume»
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Après avoir été dominé par l’Écosse (40-50), le XV de France a rendez-vous avec l’Angleterre ce samedi pour son dernier match du Tournoi des Six Nations. Présent devant les journalistes à deux jours du Crunch, Fabien Galthié n’a pas échappé aux questions sur la déconvenue subie du côté d’Édimbourg.

Le XV de France n’a désormais plus le droit à l’erreur s’il veut remporter un deuxième Tournoi des Six Nations consécutif. Humiliés par l’Écosse le week-end dernier, les Bleus retrouvent l’Angleterre ce samedi pour leur dernier match dans la compétition, une rencontre décisive afin de finir sur une bonne note. Présent face à la presse avant le choc, Fabien Galthié affirme que le groupe ne s’est pas « attardé sur le match en Écosse ».

« On fera le bilan un peu plus tard »

« Au-delà du discours, c’est d’abord une méthode. Nous sommes passés sur le match de l’Angleterre tout de suite. On ne s’est pas attardé sur le match en Écosse. On a des habitudes de travail qui font qu’on ne s’attarde pas sur ce qui s’est passé. On se projette sur ce qui arrive. Et ce qui nous arrive, c’est qu’on s’est donné le droit de jouer une finale. C’est surtout ça qui nous intéresse. On fera le bilan un peu plus tard. Vous voyez bien que dans ce Tournoi, d’une journée à l’autre, les données changent », a expliqué Fabien Galthié, assurant ne pas avoir de regrets sur la composition alignée à Édimbourg.

« On a basculé sur l’Angleterre »

« Vous faites allusion probablement à la deuxième ligne. Mais, c’est facile de le dire après. Quand on prend nos décisions, on les assume totalement. Avant ou après les matchs. Je n’ai donc aucun regret sur les décisions. On assume ces décisions difficiles. Des décisions qui sont très réfléchies. On prend le temps, on connaît bien nos joueurs, on a de quoi les observer, on a des compétences, on a un savoir-faire et on fonctionne comme ça », a ajouté le sélectionneur, relancé ensuite sur l’ambiance au sein du groupe tricolore : « Je vous l’ai déjà dit, on a basculé sur l’Angleterre. Le passé, c’est le passé. On a l’habitude de travailler avec des événements qui nous traversent. On provoque des charges émotionnelles intenses dans les deux sens. Dans ce Tournoi, les six équipes qui sont aujourd’hui dans la compétition ont traversé des périodes heureuses, des périodes difficiles. On fait partie de ces six équipes. Et je le répète, on s’est donné le droit de jouer la gagne samedi soir au Stade de France. C’est ça qui nous intéresse. »

Articles liés