Supporter du Stade Toulousain depuis son enfance, Antoine Dupont a attendu 2017 pour signer chez le cador de Top 14. Avant cela, le capitaine des Bleus avait porté les couleurs de Castres, le club rival. Au cours d’un entretien avec GQ, il était justement revenu sur les origines de cette rivalité, évoquant le rôle de Christophe Urios dans celle-ci.
Antoine Dupont s’est fait désirer avant de rejoindre le Stade Toulousain, intéressé par les services du natif de Lannemezan dès ses jeunes années. Mais à l’époque, l’actuel capitaine des Bleus avait préféré rejoindre Auch, avant de s’engager en faveur du Castres Olympique en 2014, et ce alors que la formation toulousaine était toujours sur les rangs. Trois ans plus tard, Dupont rejoignit enfin le Stade, et ce malgré la rivalité entre les deux clubs.
« C’est surtout Christophe Urios qui a amené la guerre avec Toulouse en venant à Castres »
Au cours d’un entretien accordé à GQ en 2021, Antoine Dupont s’était justement prononcé sur cette rivalité, accentuée par un homme selon lui. « Alors, quand j’ai signé, c’était beaucoup moins vrai l’histoire du derby et de la guerre entre Castres et Toulouse. C’est surtout Christophe Urios (coach de Castres de 2015 à 2019, ndlr) qui l’a amené en venant à Castres », expliquait l’international tricolore.
Dupont raconte son transfert à Toulouse
« Quand j’avais 14 ou 15 ans, le Stade Toulousain m’avait déjà contacté, mais j’étais dans mon collège à Lannemezan et je ne me voyais pas du tout partir à la ville. Ma mère ne voulait pas que je parte non plus, ça tombait bien ! Je suis donc parti à Auch, j’ai fait mon lycée et trois ans là-bas. Quand j’ai 18 ans, le club est descendu en Fédérale 1, il a donc perdu son statut professionnel. C’est ce qui m’a poussé à partir, sinon je serais resté. Pas mal de clubs m’ont contacté, dont Toulouse, encore une fois. Mais je n’ai pas vraiment réfléchi à l’offre sportive, j’avais eu des contacts avec des gens qui s’occupaient du contre de formation et des Espoirs. Mais aucun avec ceux de l’équipe première. Alors qu’à Castres oui, avec Serge Milhas, qui était l’entraîneur principal. Il m’avait dit que je serai troisième 9 (poste de demi de mêlée, ndlr) avec Rory Kockott et Cédric Garcia. Kockott allait être international donc je savais que j’allais jouer dès ma première année en pro. C’est ça qui m’a motivé. Et ce fut le cas puisque j’ai même joué avant qu’il parte en équipe de France. Ma première saison pro j’ai dû faire douze matches, mon choix a donc été payant. Jouer aussi jeune m’a aidé pour la suite », avait ajouté Antoine Dupont.