Présenté comme l'une des meilleures équipes du monde, le Stade Toulousain possède une véritable armada qui a pour but de tout remporter. Difficile donc de cohabiter avec toutes ces stars et notamment Antoine Dupont, considéré comme l'un des meilleurs joueurs du monde. Pour jouer à ses côtés, ses coéquipiers acceptent de s'effacer.
Evoluer au Stade toulousain peut être à double tranchant. D'un côté, c'est la garantie de remporter de nombreux trophées, mais de l'autre, il n'est pas forcément facile d'exister au sein d'un effectif aussi pléthorique et composé de très grands noms du rugby. C'est notamment le cas de Paul Graou qui évolue au poste de demi-de-mêlée comme un certain Antoine Dupont. Cependant, il assume parfaitement son statut de remplaçant derrière le capitaine du XV de France qui est également son ami d'enfance.
Graou accepte l'ombre de Dupont
« Quand j’ai décidé de m’engager pour ce club, mon objectif était de jouer, d’avoir la possibilité de participer à des gros matchs et de gagner des titres. C’est d’ailleurs généralement pour ça qu’on reste au Stade toulousain. Sur ces deux premières saisons, à chaque fois que j’ai pu entrer en jeu dans un grand rendez-vous, j’ai accumulé beaucoup d’expérience. Quel que soit le match, j’ai toujours eu quelque chose à prendre. Et, avec l’effectif qu’on a ici, on grandit tous les jours. J’ai senti, au fil des semaines et des saisons, que je progressais. Et c’est ce qui me plait le plus dans ce club », confie-t-il dans une interview accordée au Midi-Olympique.

«Il y a d’autres stars bien plus médiatiques que moi»
Par conséquent, Paul Graou accepte sans problème de s'effacer derrière Antoine Dupont, son ami d'enfance : « Même si les attentes étaient décuplées autour de moi, je n’ai pas senti beaucoup plus d’exposition. Je pense qu’il y en a tellement de mecs qui prennent plus la lumière dans l’équipe, et ça me va très bien. Franchement, je n’ai pas remarqué une grande différence me concernant entre la période avant la blessure d’Antoine et le moment où j’ai porté ce numéro 9. Je le répète, à Toulouse, il y a d’autres stars bien plus médiatiques que moi (sourire). »