Mercato - PSG : «On voulait me vendre», il quitte Paris en étant «triste»
Thibault Morlain -
Journaliste
Après s’être essayé à différents sports, Thibault se tourne vers une carrière de footballeur amateur. Au moment de faire un choix entre devenir footballeur professionnel et journaliste, les qualités ont fait pencher la balance d’un côté. Le voilà désormais au sein de la rédaction du 10 Sport, après un diplôme obtenu à l’Institut International de Communication de Paris.

A chaque mercato, différents joueurs quittent le PSG. Si le club de la capitale n’hésite pas à se séparer de ses indésirables, il y en a certains qui ne veulent pourtant pas faire leurs valises. C’est donc avec un immense regret qu’ils s’en vont, contraints ainsi d’ailler voir ailleurs par le PSG.

Il ne voulait pas venir au début et pourtant, en 1992, George Weah a fini par accepter la proposition du PSG. Arrivé en provenance de l’AS Monaco, le Libérien avait expliqué dans un entretien accordé à France Football : « J'ai attendu que des clubs italiens viennent me chercher. On me parlait d'un intérêt de la Juventus. J'étais content parce que je rêvais de ce club, j'admirais Platini. Mais ce n'étaient que des rumeurs. Dès que j'ai été informé que le PSG voulait discuter, je me suis dit : « Bon, au moins c'est le même Championnat, dans une grande ville, pourquoi pas ? » ».

« J'étais triste, j'aimais la ville »

George Weah sera finalement resté jusqu’en 1995 au PSG, rejoignant ensuite le Milan AC. Il a ainsi eu l’occasion de filer en Italie, mais voilà que quitter le club de la capitale ne l’a pas rendu si heureux que cela. En effet, dans la suite de son interview à France Football en 2025, Weah confiait : « Il était l'heure de partir. J'avais tout fait à Paris, et on voulait me vendre. J'étais triste, j'aimais la ville ».

La polémique raciste au moment de partir

Et voilà que ce départ du PSG avait été houleux pour George Weah. En effet, lors de son dernier match avec le club de la capitale, le Libérien avait été la cible de banderoles racistes de la part des supporters parisiens. « Weah, on n'a pas besoin de toi », pouvait-on lire alors que les o et les s ressemblaient à des symboles nazis. « Quand les supporters ne sont pas contents, ils font parfois n'importe quoi. C'est pourquoi je n'ai rien dit. J'ai passé treize ans en Europe, je sais que certains ne comprendront jamais. On ne peut pas contrôler tout un stade, ni accuser tout le monde de racisme », expliquait George Weah.

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