Revenu de blessure en novembre dernier, Antoine Dupont a toutefois manqué plusieurs mois de compétition durant lesquels il a fallu compenser au mieux son absence. Le Stade Toulousain avait ainsi choisi un ami d'enfance du capitaine du XV de France qui a vécu un moment historique.
Le 8 mars 2025, Antoine Dupont subissait une rupture des ligaments croisés du genou droit, ce qui l'a tenu éloigné des terrains pendant quasiment huit mois. Par conséquent, le Stade toulousain a du réfléchir à la meilleure façon de compenser l'absence de son capitaine. Sans surprise, c'est Pascal Graou qui a assuré l'intérim et si cela n'a pas abouti à une victoire en Coupe d'Europe avec la défaite en demi-finale contre l'UBB, les Toulousains avaient pris leur revanche en finale du Top 14 au terme d'un match historique contre Bordeaux. D'ailleurs, Pascal Graou revient sur la façon dont il a géré l'absence de son ami Antoine Dupont.
Paul Graou raconte sa finale de Top 14
« Le staff m’a fait confiance, et j’en suis content. Il ne s’est pas trompé. Je savais que la fin de saison allait être particulière, différente des précédentes où je n’avais pas le numéro 9 dans le dos. Le but, c’était que je remplace Antoine, et je voulais juste le suppléer au mieux », raconte-t-il dans une interview accordée au Midi-Olympique avant de revenir sur sa prestation en finale du Top 14 : « Cette belle histoire s’est terminée par un titre et une finale historique. Forcément, ça restera gravé à jamais. Durant ces semaines-là, tout mon travail a payé, je me suis senti hyper bien. Quand je suis sur le terrain, j’ai à cœur de bien faire. Dans toutes les situations, j’essaie d’analyser, de prendre la bonne décision. Mais, avec l’expérience, on se rend compte parfois que, lorsqu’on laisse les choses se faire naturellement, ça déroule. Je pense qu’on avait bien bossé à l’entraînement pour gérer toutes les situations. Et il n’y a pas eu trop besoin de réfléchir. »

«Cette belle histoire s’est terminée par un titre et une finale historique»
Conscient qu'il était très attendu, Paul Graou raconte la façon dont il a appréhendé ce grand moment : « Dans ces matchs-là, il faut savoir être calme. Mais il y avait un tel niveau de préparation, j’avais confiance en moi. Sur cette finale, je n’ai pas douté, même quand il y avait énormément de pression. Pourtant, en revoyant le match à la télé, je me suis dit que c’était quand même tendu (rire). Au final, je suis resté très concentré sur les gestes que j’avais à réaliser. Je ne subissais pas l’événement et ça s’est plutôt bien passé. L’expérience a payé au meilleur des moments et, sur ce dernier match, j’étais plus dans une démarche de profiter de l’instant. »