Actuellement engagé dans le Tournoi des Six Nations avec le XV de France, Antoine Dupont doit également gérer un autre dossier concernant son contrat d'image avec le Stade Toulousain. Le Stade Toulousain, où évolue le demi de mêlée, est suspecté par le quotidien L’Équipe d’avoir contourné le salary-cap. Ce que démentent Dupont et son club.

Les révélations du journal L’Équipe concernant le contrat d’images d’Antoine Dupont avec 3S-Alyzia, sponsor officiel du Stade Toulousain, continuent de faire parler. La formation tricolore est en effet accusée d’avoir contourné le salary-cap imposé en Top 14 pour le capitaine du XV de France mais aussi Anthony Jelonch. Dans son enquête, le quotidien sportif affirmait ne pas avoir trouvé de « contreparties visibles » dans le cadre du contrat entre la société de services aéroportuaires 3S-Alyzia et Antoine Dupont, qui aurait touché 1,5 million d'euros depuis 2017.
Le Stade Toulousain porte plainte pour diffamation
Ce mardi, L’Équipe a divulgué de nouvelles informations sur le sujet, expliquant que le président toulousain Didier Lacroix aurait reconnu avoir contourné le salary-cap « en dissimulant le contrat d'image entre Antoine Dupont et un sponsor du club, 3S-Alyzia », acceptant à l’époque de payer une amende à cause de ce manquement. Peu après la publication de cet article, le Stade Toulousain a répliqué via de l’agence de communication de crise Vae Solis. « En réaction à l’article de Frédéric Bernès “Le Stade Toulousain a reconnu avoir dissimulé le contrat entre 3S-Alyzia et Dupont au salary-cap manager et s’est acquitté d’une amende”, publié par le journal L’Équipe le 17 février 2026, le Stade Toulousain annonce porter plainte pour diffamation, peut-on lire dans le communiqué rapporté par Le Figaro. Le Stade Toulousain conteste formellement les accusations formulées dans cet article. Des éléments d’informations seront apportés prochainement. »

Antoine Dupont a également répondu via son avocat
De son côté, Antoine Dupont envisageait également de porter l’affaire devant la justice comme l’avait fait savoir récemment son avocat Me Jean Iglesis. « Je suis en train de travailler à la rédaction d’une plainte entre les mains du doyen des juges d’instruction pour diffamation. Nous considérons que des infractions sont commises, de deux ordres », avait-il expliqué auprès du Midi Olympique, dénonçant « un recel de violation du secret professionnel, c’est à dire que des documents couverts par le secret sont utilisés en les interprétant » ainsi que « des propos diffamatoires à l’égard d’Antoine Dupont ».
L’avocat du joueur français avait ensuite évoqué le manque de « contreparties visibles » évoquées par L’Équipe dans son enquête. « Même dans l’hypothèse où il reste (seulement) pendant cinq heures, en quoi, pour un garçon comme Antoine Dupont, qui est aujourd’hui l’équivalent des plus grandes stars mondiales, est-ce critiquable qu’il perçoive 200.000 euros pour que la société le promène de table en table, le présente et qu’il échange avec ses partenaires ? », s’était-il interrogé. Interrogé sur le sujet avant le match face au pays de Galles, Antoine Dupont n’avait pas souhaité s’étendre sur le sujet, estimant ne pas avoir « d'énergie à perdre avec ça ». Cette affaire pourrait, à terme, obliger l’obliger à témoigner si un procès devait se tenir.