Problème de «comportement» au XV de France : Antoine Dupont est visé, et il n’est pas le seul !
Axel Cornic

Tout le monde pensait que le XV de France allait pouvoir défaire l’Ecosse et remporter le Tournoi des 6 Nations, avant un Grand Chelem une semaine après contre l’Angleterre. Finalement, Antoine Dupont et ses coéquipiers ont totalement sombré sur la pelouse de Murrayfield, encaissant le plus large total de point depuis 2019 (50-40).

Après trois victoires bonifiées en autant de match, le XV de France a logiquement été érigé en grand favori du Tournoi des 6 Nations. Certains ont même parlé de Grand Chelem, ce qui n’est arrivé pourtant que 10 fois dans toute l’histoire, même si la dernière a été en 2022. Mais tout s’est écroulé, puisque les Bleus ont réalisé une contre-performance en Ecosse, avec peut-être l’un des pires matchs de la carrière d’Antoine Dupont.

« Il y a eu des comportements anormaux, comme si les Bleus avaient "tilté" »

Comme souvent pour L’Equipe, Jean-Baptiste Elissalde a décrypté cette rencontre du XV de France et a notamment pointé du doigt une faute de Dupont, qui a mené à l’essai de Kyle Steyn. « Je la lie à cette gangrène qui a commencé à ronger les têtes tricolores à partir du coup d'envoi de la deuxième période. Il y a eu des comportements anormaux, comme si les Bleus avaient "tilté" » a expliqué l’ancien international français, listant les autres erreurs de la deuxième période. « Montées totalement incohérentes qui offrent un boulevard à Kinghorn (56e, voir ci-dessous), Barassi qui ouvre un intervalle en prenant le même attaquant que Cros (57e), plaquage à retardement de Ramos en mode "chien fou" sur White (58e), montée trop tardive de Moefana qui permet à Graham d'aller à l'essai (59e)... ».

« Ce sont des comportements hors cadre dus à l'impatience, la frustration, la perte de repères »

Le constat est assez clair, les Français ont tout simplement voulu trop en faire, après avoir eu un énorme trou qui a permis aux Ecossais de les mettre la tête sous l’eau. « En défense, on a souvent vu les Bleus ne pas faire la même chose au même moment, l'un glissant quand l'autre fermait. Pour moi, ce n'est pas un problème de structure ou de discours, ce sont des comportements hors cadre dus à l'impatience, la frustration, la perte de repères dans un moment de "panique" » a précisé Jean-Baptiste Elissalde. « Au niveau international, tout est accentué, ce ne sont pas les mêmes joueurs qu'en Championnat, tout va plus vite, et quand une équipe lâche, le score gonfle très, très rapidement ».

Articles liés