XV de France - Antoine Dupont : Michalak annonce un changement impossible à éviter !
Pierrick Levallet

Capitaine du XV de France, Antoine Dupont est considéré comme l’un des meilleurs joueurs au monde. Le demi de mêlée du Stade Toulousain a acquis une notoriété sur le terrain, et les médias n’ont pas manqué de le mettre sur un piédestal. Frédéric Michalak a d’ailleurs expliqué que la star de 29 ans a forcément été confrontée à un changement auquel il a lui-même fait face.

Antoine Dupont est la grande star du rugby français du moment. Capitaine du XV de France, le demi de mêlée du Stade Toulousain est considéré comme l’un des meilleurs joueurs du monde. Mais avant Antoine Dupont, c’était Frédéric Michalak qui était le visage du rugby français. Et l’ex demi de mêlée français a avoué avoir été confronté à un changement après avoir acquis une telle notoriété.

«L’environnement change tellement vite autour de vous que, forcément, vous changez»

« C’est du folklore. C’est une perception à un moment donné. Les médias vous montent très haut, et la difficulté, c’est qu’on n’est pas accompagné pour ça. On a l’impression de ne pas avoir changé, mais l’environnement change tellement vite autour de vous que, forcément, vous changez. Même si vous ne changez pas, la perception des gens, elle, change. C’est dur à gérer. Pensez-vous qu’Antoine Dupont est mieux accompagné aujourd’hui ? Oui, sûrement. Il est aidé, il y a plus de filtres autour de lui aujourd’hui. Vous regrettez d’avoir été livré à vous-même ? Vous aviez 20 ans… On m’appelait à l’hôtel, on tapait à ma porte, on m’appelait à la réception. La Coupe du monde en Australie, par exemple, j’étais hyper sollicité. Mais je ne veux pas cracher dessus car la notoriété a aussi du bon. Il fallait trouver un équilibre » a d’abord expliqué Frédéric Michalak dans un entretien accordé à Rugbyrama en novembre 2025.

«J’ai une forme de phobie de la foule»

« Les gens ne comprenaient pas que je fasse autre chose que du rugby. Mais j’avais envie de vivre des expériences, de découvrir d’autres milieux. La notoriété me le permettait. C’est aussi pour ça que je suis parti en Afrique du Sud, pour souffler, me régénérer physiquement et mentalement. Et encore, à cette époque, on n’avait pas les réseaux sociaux. C’était une période riche en apprentissage. Aviez-vous le sentiment que votre image vous échappait ? Complètement. Moi, j’ai toujours essayé de rester moi-même. Quand je suis dans un groupe que je connais, je suis très à l’aise, je peux faire plein de conneries. Mais j’ai une forme de phobie de la foule. Dès qu’il y a trop de monde, je me crispe, je deviens introverti. À l’époque, les gens ne comprenaient pas ça, ils pensaient que j’étais hautain. C’était difficile, tu es au resto, les gens viennent te voir, tu veux vivre un truc normal et tu ne le peux pas le faire comme tes copains. Après, je me suis entouré, j’ai filtré certaines choses, j’ai choisi mes sponsors. J’ai toujours eu quatre ou cinq partenaires, jamais plus » a ensuite ajouté l’ancien international français, passé par le Stade Toulousain et et les Natal Sharks.

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