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Rugby

Rugby : Les mots forts de Michalak après le décès de Dominici…

Attristé par le décès de Christophe Dominici, Frédéric Michalak a rendu hommage à son ancien coéquipier en Bleu.

Le rugby tricolore et mondial est en deuil. Figure emblématique du XV de France entre 1998 et 2007, avec 65 sélections au compteur, Christophe Dominici a été retrouvé mort ce mardi au parc de Saint-Cloud à l’âge de 48 ans. La piste du suicide est évoquée pour l’ancien international, qui serait monté sur le toit d’un bâtiment désaffecté avant de sauter dans le vide d'après l'AFP. Un décès brutal qui a suscité une vive émotion au sein du rugby français, et en particulier chez ceux qui ont côtoyé Christophe Dominici à l’instar de Frédéric Michalak, ancien demi-d’ouverture des Bleus

« Que de très bons souvenirs avec lui »

« Je n'ai forcément que de très bons souvenirs avec (lui). C'était un peu le grand frère pour nous, surtout en équipe de France. Il avait à la fois un fort caractère, tout en étant sensible. Il avait aussi cette folie. Il aimait les boutades, on avait un très bon feeling avec lui. Avec les petits jeunes, il était toujours là pour nous, pour nous rassurer. J'ai partagé pleins de bons moments avec lui dans la vie de groupe. Je me souviens que sur les jours de repos, dès qu'il quittait Marcoussis, on lui mettait sa chambre de Marcoussis en bazar. On lui a même mis une oie ! Mais il nous le rendait bien derrière ! Il était très joueur, un bon vivant ! L'état d'esprit était son credo. Lors de la Coupe du monde 2007, après notre défaite face à l'Argentine en match d'ouverture, c'est lui qui a repris le groupe. Il a organisé une soirée pour nous remettre dans le droit chemin. Il a été le moteur de 2007. C'était un meneur d'hommes. Comme joueur, il avait des qualités exceptionnelles. Il a marqué ce sport. Dans son regard il était déterminé. Il avait une force à l'intérieur de lui. Si je devais garder un essai, c'est forcément celui lors du Mondial 99 face à la Nouvelle-Zélande. Il a marqué beaucoup de générations. Domi, c'était aussi un adversaire redoutable. Il était dur, il se sacrifiait pour le maillot qu'il portait. Il savait aussi faire dégoupiller les autres. Grâce à son aura, il envoyait les mecs au charbon ! Les Stade Français - Stade Toulousain étaient le gros match de l'époque. Mais on était toujours heureux de se croiser avant et après le match. C'était un garçon attachant. J'ai beaucoup échangé avec lui lors de l'épisode Béziers. On s'appelait tous les jours pendant trois semaines. Ça lui tenait à coeur. Puis ça ne s'est pas fait et je n'ai plus eu de nouvelles. Il a mis beaucoup de coeur dans ce projet. L'après-carrière, ce n'est jamais évident. Comme sur le terrain, il s'était engagé à fond. Quand vous êtes sportif professionnel, vous êtes aimés, vous n'avez pas que des besoins physiologiques. Vous êtes aussi très assistés. Quand tout s'arrête, vous vous retrouvez un peu seul. Il faut être psychologiquement solide, être préparé à tout ça. On vous presse et d'un coup, c'est fini. Il faut faire de la pédagogie, accompagner. Il faut aider les sportifs à sortir par la bonne porte. Christophe était entier, bienveillant », confie Frédéric Michalak dans des propos relayés par L’Equipe.

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