Accès direct au contenu

Omnisport

«Bpifrance et ce Big Tour sont de véritables sources d’inspiration pour le sport français»

Le Big Tour a fait étape du côté de Saint-Malo et pour Franck Danet, président du Caen Basket Calvados, c’est l’occasion de remercier ceux qui ont pu lui donner du courage et les moyens de se battre en cette période si particulière.

Après sa descente de ProB il y a un an, le Caen Basket Calvados tente de se reconstruire pour retrouver sa place parmi l’élite du basket français. Pas évident dans un contexte Covid qui a gelé pas mal de choses pour le sport français. Aux premières loges de ce défi, le président Franck Danet mesure l’ampleur de la tâche : « En plus d’être président du Caen Basket Calvados, je suis aussi chef d’entreprise – comme beaucoup de dirigeant de clubs. Je mesure donc totalement les impacts du Covid, sur tous les plans. Et je dois avouer que ma première réaction, c’est naturel, a été d’être assez pessimiste, voire abattu. Et c’est vrai qu’avoir Bpifrance comme partenaire a fait partie des éléments moteurs de mon envie de repartir de l’avant. Bpifrance, et ce Big Tour, est une véritable source d’inspiration, de réflexion, d’envie de créer des choses et de sortir des automatismes. On a souvent besoin de ce type d’énergie à nos côtés. Vous dire que je ne suis plus inquiet, ce serait mentir. Quand on regarde les mesures et autres contraintes liées à la crise sanitaire, on s’aperçoit que les conditions d’organisation d’événement, notamment le sport, sont assez difficiles à mettre en place. Mais nous allons relever ce défi et voir, dans les semaines et mois à venir, comment tout cela évolue ».

« Parce que nous sommes tous solidaires, responsables et unis »

Pierre angulaire du succès populaire de ce Big Tour, qui a déjà réuni plus de 3 millions de personnes depuis le démarrage du 29 juillet, au Vieux-Boucau, Patrice Bégay a tenu lui-aussi à mettre l’accent sur ces conditions sanitaires, au cœur des préoccupations de tous les Français : « Nous avons adapté notre tournée Big Tour pour être complètement en adéquation avec les mesures sanitaires mises en place par le ministère de la santé. Évidemment grâce à nos partenaires, un masque sera distribué à l’entrée du village pour ceux qui n’en auront pas et des bornes gel seront installées partout dans le village. Les mesures sanitaires seront aussi rappelées sur tous les écrans vidéo, chaque animation fera l’objet d’une désinfection régulière. Pour le concert chaque soir, tout a été mis en place pour respecter la distanciation sociale. Parce que nous sommes tous solidaires, responsables, unis, c’est ensemble que nous vaincrons la pandémie ».

« Aller cherche de nouveaux partenaires est un gros challenge »

Un Covid-19 dont il est difficile de prévoir l’évolution. Et l’ensemble des acteurs du sport doit s’adapter à l’aube de la saison 2020-2021 qui va démarrer dans quelques semaines. Pour le Caen Basket Calvados, c’est une difficulté supplémentaire. Mais aussi une raison de se battre plus fort : « C’est aussi la difficulté qui est la nôtre : ne pas savoir. On ne connaît pas encore toutes les conditions d’organisation de la saison prochaine, on peut difficilement présenter notre projet avec toutes les lignes puisqu’on ne maîtrise pas tout. Dans ces conditions incertaines, aller chercher de nouveaux partenaires est véritablement un gros challenge. Mais nous avons la chance d’avoir des entreprises et partenaires fraternelles. La plupart maintien son engagement et sa confiance. Pour autant, nous avons construit un budget à la baisse, avec une réduction de 30%, pour se préparer à toutes les éventualités. Et on s’est tourné vers les collectivités locales pour pouvoir demander de l’aide. Ces dernières années, nous avons tout fait pour sortir de la dépendance aux subventions publiques et à ce modèle qui rend le sport dépendant des collectivités. Nous avons réussi, puisque 75% de notre apport vient du privé. Et les pouvoirs publics, à commencer par la ville de Caen, ont parfaitement vu notre travail des dernières années. C’est d’ailleurs pour cela qu’ils acceptent de nous aider et de nous permettre de passer ce cap. C’est vital et nous les remercions ».

Articles liés