Mercato : La vente de l'ASSE, ce n'est pas pour tout de suite !
Arthur Montagne

Bien que le processus de vente de l'ASSE ait été enclenché depuis plusieurs mois par Bernard Caïazzo et Roland Romeyer, pour le moment, rien ne semble se décanter. Entre la situation sportive du club et la réticence à l'égard de certains projets de rachat, ce dossier patine et semble bien loin de son dénouement.

Voilà plusieurs mois désormais que les dirigeants de l'AS Saint-Etienne ont annoncé leur intention de vendre le club. Cependant, pour le moment, rien ne se décante alors que Roland Romeyer affichait récemment sa volonté de boucler le processus de vente avant la fin de l'année. « À un moment ou un autre on va bien finir par y arriver c'est obligé. Moi je souhaiterais que cela se fasse avant la fin de l'année civile. Si l'on trouve le bon candidat, qui répond à nos critères, le changement cela ne pourra normalement qu'être bénéfique pour le club », confiait le président du Directoire de l'ASSE. A deux mois de la fin de l'année, il semble à l'heure actuelle très improbable que les délais soient tenus bien que deux candidats se soient détachés ces dernières semaines, à savoir Olivier Markarian et surtout Norodom Ravichak qui a bien l'intention de mener à bien son projet, comme le10sport.com vous le révélait récemment.

La situation sportive bloque la vente 

Ce mercredi, BUT Football Club fait un large point sur la vente de l'ASSE et tente d'expliquer les raisons qui font que tout semble bouclé. La première explication provient des résultats sportifs. Les Verts sont effectivement bons derniers de Ligue 1 avec seulement 6 points au compteur en 12 journées, et toujours aucune victoire. « Quand il y a le feu dans la maison, il faut l'éteindre avant de penser à la vendre », explique-t-on ainsi en interne. La priorité est désormais de maintenir le club car dans le cas contraire, il faudra vendre au rabais si la situation ne s'améliore pas, sans écarter la possibilité que les candidats au rachat se retirent de la course si l'ASSE est reléguée en Ligue 2.

L'autre explication du retard provient de la méfiance, voire de la réticence de Bernard Caïazzo à l'égard de certains projets. Le président du Conseil de Surveillance de l'ASSE ne croirait par exemple par réellement dans le projet d'Olivier Markarian, investisseur local qui s'appuie sur des fonds luxembourgeois. Celui du Prince du Cambodge suscite également des doutes en interne. D'après BUT Football Club, ses moyens seraient bien loin des 100M€ annoncés, ce qui relance les interrogations déjà avancées sur la provenance de ses fonds. Bernard Caïazzo continue de rêver à la possibilité d'attirer un milliardaire pour relancer l'ASSE. C'est dans cette optique qu'il s'est récemment rendu aux Etats-Unis sans que rien ne filtre. En attendant que cela se décante, les Verts tenteront de se sauver en Ligue 1. Condition sine qua non pour attirer de riches investisseurs.

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