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EuroBasket : Quand Nicolas Batum évoque « l’histoire d’amour » entre la France et l’Espagne !

A l'instar de Tony Parker, Nicolas Batum a répondu aux questions des médias ce mercredi, à la veille du choc contre l'Espagne en demi-finale de l'EuroBasket.

Florent Piétrus parlait hier d'une histoire d'amour entre la France et l'Espagne, c'est une expression qui vous plaît ?
« Oui (sourire). On peut dire ça parce qu'à chaque fois qu'on se rencontre, on montre qu'il y a beaucoup d'amour entre les deux équipes. Mais il y a surtout beaucoup de respect. On sait qu'on est sûrement les deux meilleures équipes européennes des 4-5 dernières années. A chaque fois qu'on s'affronte, c'est une bataille, ça joue dur. Et ça va encore être le cas demain. »

A quand remonte cette rivalité d'après vous ?
« Pour nous, je pense que cela a commencé en 2009, en Pologne. On était invaincu après deux tours et ils nous infligent une grosse défaite. Puis il y a eu la défaite en finale en 2011. A partir de là, on a toujours eu cet esprit revanchard. »

Faut-il du vice pour battre cette équipe d'Espagne ?
« Il y a eu du vice des deux côtés, il n'y a pas eu que moi (sourire). Il faut utiliser tous les coups possibles pour les battre, dans le respect des règles quand même. Mais tous les moyens sont bons pour faire tomber l'autre, et ce sera encore comme ça demain. Ils ont à cœur de nous faire vivre ce qu'on leur a fait vivre l'année dernière chez eux. On a pu voir la déception du public, des joueurs, des médias. On ne veut surtout pas vivre ça. »

Rudy (Gobert) sera-t-il particulièrement ciblé, notamment par rapport à ce qu'il a fait l'an dernier face à Pau Gasol ?
« C'est un match différent, Rudy a progressé depuis l'année dernière. Il a été la grande surprise de ce match-là. Là, ils savent à quoi s'attendre. Il a fait une grosse saison avec Utah, il réalise un très bon tournoi, et je ne pense pas que Pau ait oublié non plus. A Rudy de faire attention et d'avoir la même mentalité pour le stopper ou le limiter. Il en est capable, mais c'est également à nous de l'aider. Mais il a les habitudes pour gêner ou freiner Pau Gasol. »

Personnellement, vous étiez monté en puissance l'an dernier lors de la Coupe du monde, peut-on s'attendre au même scénario ?
« Le 5 est différent de l'année dernière, où j'étais la première option en attaque. On a récupéré Nando (De Colo) et Tony (Parker), les deux manieurs de ballon. Mon job a totalement changé. J'ai dû m'acclimater à ça, mais on est à 7 victoires et aucune défaite. On ne va pas changer, ça me va très très bien. Le boulot que j'ai à faire, je pense bien le faire pour l'instant. Je ne pense pas mettre 35 points demain. Dans cette équipe, on a des talents pour répartir la marque, donc je ne me prends pas la tête par rapport à mon scoring. »

Deux ans plus tard, comment expliquez-vous votre retour dans le match face aux Espagnols ?
« On était vraiment hors du match. En première mi-temps, Tony nous a portés, heureusement, sinon on se serait retrouvé à -30 et c'était fini. Il y a eu un réveil à la mi-temps, les cadres ont parlé. C'était un gros match. Mentalement, c'était un énorme pas en avant. »Qu'attendez-vous du public lillois demain ?« D'être présent, fou, de faire du bruit, de continuer à pousser comme ils le font depuis le début de la préparation. Le public a été extraordinaire partout où on est passé. C'est un match historique. On sera prêt, mais je sais très bien que le public aussi. On aura besoin d'eux. »

Propos recueillis à Lille

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