Antoine Dupont : «Des infractions sont commises», il va porter plainte !
Axel Cornic

Alors qu’il dispute actuellement le 6 Nations 2026 avec le XV de France, Antoine Dupont se retrouve au centre d’une polémique, lancée il y a quelques jours par une enquête publiée par L’Equipe. Et il n’a pas fallu attendre longtemps pour que son entourage ne réponde, alors qu'il est notamment accusé d’avoir dissimulé une somme totale de 1,7M€, reçue via des contrats passés avec la société de services aéroportuaires 3S-Alyzia.

C’est une affaire qui a secoué le rugby français. Dans ses colonnes, L’Equipe a révélé le 9 février dernier que le Stade Toulousain aurait contourné le salary cap imposé en Top 14 pour deux de ses joueurs : Antoine Dupont et Anthony Jelonch. Mais ce n’est pas tout, puisque les deux internationaux français sont accusés d’avoir passé des contrats d’image avec la société 3S-Alyzia « dont on ne trouve pas de contreparties visibles ».

Dupont porte plainte pour diffamation

Assez discret jusque-là, l’entourage de Dupont a décidé de passer à l’attaque, avec son avocat qui annonce porter plainte contre L’Equipe. « Je suis en train de travailler à la rédaction d’une plainte entre les mains du doyen des juges d’instruction pour diffamation. Nous considérons que des infractions sont commises, de deux ordres » a déclaré Me Jean Iglesis, d’après Midi Olympique dénonçant « un recel de violation du secret professionnel, c’est à dire que des documents couverts par le secret sont utilisées en les interprétant » ainsi que « des propos diffamatoires à l’égard d’Antoine Dupont ».

« Est-ce critiquable qu’il perçoive 200.000 euros pour que la société le présente et qu’il échange avec ses partenaires ? »

Dans le détail, Antoine Dupont perçu près de 1,7M€ depuis 2017 via la société 3S-Alyzia, tandis que pour Anthony Jelonch on parlerait de 170.000€. « Même dans l’hypothèse où il reste (seulement) pendant cinq heures, en quoi, pour un garçon comme Antoine Dupont, qui est aujourd’hui l’équivalent des plus grandes stars mondiales, est-ce critiquable qu’il perçoive 200.000 euros pour que la société le promène de table en table, le présente et qu’il échange avec ses partenaires ? » s’est interrogé Me Iglesis, dans le bihebdomadaire.

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