En 2019, Ferrari décide de lancer le jeune Charles Leclerc qui n'a alors qu'une seule saison en F1, chez Sauber. Mais rapidement, le Monégasque va mettre tout le monde d'accord, à commencer pour son coéquipier, le quadruple champion du monde Sébastian Vettel. D'ailleurs, la séparation ne tardera pas à être actée.
Alors qu'il sort d'une saison très solide qui aurait pu le voir remporter un cinquième titre, Sebastian Vettel voit le jeune Charles Leclerc le rejoindre chez Ferrari en 2019. Et le Monégasque va impressionner face au quadruple champion du monde. Vainqueur de deux courses (Spa et Monza) dès sa première saison Leclerc va devancer Vettel d'une courte tête au classement des pilotes (264 points contre 240 pour l'Allemand). Mais pour la deuxième saison, marquée par la crise du Covid, ce sera une humiliation pour Sebastian Vettel qui terminera 13e au classement des pilotes avec seulement 33 points au compteur dont 15 inscrits lors de son unique podium de la saison en Turquie. Et bien que la saison de Ferrari soit globalement catastrophique, Charles Leclerc inscrira quasiment trois fois plus de points (98). S'en est trop pour Vettel qui quittera Ferrari à l'issue de cette saison 2020. Une séparation sur laquelle il est d'ailleurs revenue.
Vettel reconnaît que Leclerc a tout changé
« Je voulais tellement gagner le championnat avec Ferrari. Vraiment. Aujourd'hui je suis en paix avec ça, mais à l'époque… je le voulais à tout prix. Et ça n'est pas arrivé. 2019 a été l'année de rupture pour moi : j'ai commencé à sentir que nous n'y arriverions pas, que nous n'étions pas assez bons. Et au même moment, Charles est arrivé. Il avait une énergie folle, c'était un moment totalement différent pour lui dans sa carrière. Quand on finissait cinquième ou sixième, ou troisième et quatrième, il était aux anges. Moi, j'étais gâté : quatre titres, beaucoup de victoires, de poles… Tout ce qui m'intéressait, c'était gagner », confie le pilote allemand pour le podcast Beyond The Grid, avant de poursuivre.
La séparation était devenue inévitable
« Je voulais le plus grand trophée, ce moment au podium où tu sais que tu as gagné, ce sentiment du lundi matin où tu te dis que tu viens de remporter la dernière course. Mais ce sentiment ne dure jamais assez longtemps, alors il faut en gagner une autre. Et Charles, lui, était heureux d'une cinquième place. On était à différentes étapes de nos carrières. C'est là que j'ai commencé à un peu perdre pied », ajoute Sébastian Vettel.