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Foot - OM

OL/OM - Malaise : Les entraîneurs de Ligue 1 piquent une grosse colère après l’agression de Payet !

Quelques jours après les incidents qui ont empêché le bon déroulement du choc entre l’OL et l’OM, Christophe Galtier (OGC Nice) et Antoine Kombouaré (FC Nantes) ont affiché leur colère à la suite de ces nouveaux débordements. 

La 14e journée de Ligue 1 devait s’achever avec l’un des gros chocs du Championnat opposant l’OL et l’OM, mais la fête a été gâchée par de nouveaux débordements. Au moment de tirer un corner, Dimitri Payet a reçu une bouteille de la part d’un spectateur du Groupama Stadium, provoquant l’arrêt de la rencontre dès la 5e minute. L’homme qui a jeté ce projectile sur le joueur de l’OM a été condamné mardi à six mois de prison avec sursis avec une période de probation de trois ans et une interdiction de stade pendant cinq ans. L’OL risque désormais à son tour de grosses sanctions après cet incident, qui n’est malheureusement pas le premier en Ligue 1 cette saison. Une situation qui agace les entraîneurs. 

« Cette personne-là est un délinquant » 

Présent en conférence de presse ce jeudi, Christophe Galtier a eu l’occasion de revenir sur les débordements survenus à Lyon il y a quelques jours, lui qui était aux premières loges des incidents du début de saison au cours de la rencontre entre l’OGC Nice et l’OM. « On a une personne qui a agressé un joueur. Cette personne-là est un délinquant. Que le match soit arrêté et qu’il ne reprenne pas, c’est tout à fait normal. Si ça arrive sur un arbitre, il n’y a même pas deux minutes de discussions, ce qui est normal. Donc quand ça arrive sur un joueur, il ne doit pas non plus y avoir de discussions. Il y a eu des matchs, où les objets arrivaient sur le terrain et on a fermé les yeux. On ne doit pas fermer les yeux, mais taper fort », explique l’entraîneur niçois, dans des propos relayés par RMC, avant d’ajouter : « Personne n’est à l’abri. Quand c’est arrivé chez nous, il y a eu beaucoup de commentaires. Ça peut arriver chez tout le monde. On peut avoir le meilleur service d’ordre, ça peut arriver quand même. […] On ne peut pas appeler cette personne (qui a jeté la bouteille sur Dimitri Payet ndlr) un supporter. C’est un délinquant. Ce n’est pas la faute du club. Les personnes qui se comportent comme ça doivent être sanctionnées comme des délinquants. (…) Il y avait eu des problèmes en Angleterre il y a 30 ans, et ils sont arrivés à nettoyer le stade, nettoyer les tribunes. Ils ont élevé les prix, ce qui a fait une sélection. Est-ce qu’on doit aller vers ça? Je ne le souhaite pas. Le football est un sport populaire et ça doit le rester. Le foot est aussi un spectacle où on peut pouvoir se déplacer en famille en étant en sécurité. » 

« Ces gens-là sont des criminels, ils n’ont rien à foutre dans les stades, il faut les interdire à vie »

De son côté, Antoine Kombouaré a également laissé transparaître sa colère après l’agression subie par Dimitri Payet. « Je me suis mis devant mon poste de télé parce que dans six jours (mercredi prochain), on joue Marseille, a-t-il d'abord expliqué. Je me suis dit 'tiens je vais me régaler et je vais bosser en regardant ce match', je suis très intéressé par ce que peut faire cette équipe de l’OM. Et puis au bout de cinq minutes, plus rien. J’étais très frustré, et ma frustration s’est transformée en colère. Ce n’est pas possible, ce sont des choses qui se répètent, et deviennent de plus en plus graves! Surtout, j’étais très affecté quand j’ai vu Dimitri au sol. Je ne peux plus voir ces images, c’est quelque chose de très grave de penser qu’il y a des gens qui viennent voir un match pour agresser un joueur. C’est inadmissible, impensable », a confié l’entraîneur du FC Nantes, qui réclame désormais d’importantes sanctions pour éviter de nouveaux débordements. « Ces gens-là sont des criminels, ils n’ont rien à foutre dans les stades, il faut les interdire à vie. Si j’étais dans les instances décisionnaires, ces gens ne mettraient plus jamais les pieds dans un stade. Fini. (...) Vous avez vu le procès? Il (le lanceur de bouteille sur Payet) a été condamné à six mois avec sursis et cinq ans d’interdiction de stade. Voilà… Je suis scandalisé quand j’entends ces peines-là. Je ne parle pas de l’aspect prison, mais pour l’interdiction de stade, ce devrait être à vie. Et il faut aussi que les clubs arrêtent d’être conciliants avec les supporters. (…) Il faut sensibiliser les gens, les rééduquer, et surtout sanctionner. C’est très important. J’ai essayé de me mettre 30 secondes à la place de Dimitri, et je me dis qu’il doit être traumatisé à vie. Il ne peut plus venir frapper un corner comme avant. A ce moment-là, il ne peut plus jouer, ni lui ni ses partenaires. Tout le monde est affecté. Si on les oblige à revenir sur le terrain, ce n’est plus le même match. A chaque fois qu’un acteur est agressé, on ne doit plus jouer. Je dis ça parce que ça peut aussi nous arriver. Si demain on joue contre Marseille et qu’un supporter de chez nous agresse un joueur marseillais, on ne peut plus jouer. Parce que ce n’est plus la même équipe en face. (…) Quand je vois le joueur blessé au sol, on ne parle plus de foot. Il n’y a plus que les politiques, les gens de la Ligue et des supporters pour penser qu’on peut encore jouer après ça. Mais c’est impossible. Si ça arrive à l'un de mes joueurs, je les envoie tous à la douche, et on s’en va. Même si on doit perdre des points derrière », explique-t-il dans des propos relayés par RMC

« C’est très mauvais pour le foot et surtout pour le foot français et Lyon »

Des déclarations qui interviennent au lendemain de la conférence de presse de Peter Bosz, dépité au moment de revenir sur les faits survenus dimanche. « Le groupe est déçu. C'est difficile, c'est très mauvais pour le foot et surtout pour le foot français et Lyon. Ce n'était pas la première fois cette saison. C’est difficile d'accepter que tout le monde dans le stade soit puni par un Monsieur qui a fait ça. C'est incroyable… 60.000 personnes punies à cause d’une seule. Ma mère de 84 ans était là pour mon anniversaire... (il a fêté ses 58 ans dimanche, ndlr). Après trois minutes, c'était déjà fini. Ce n'est pas le plus grave. Mais c'est difficile d’accepter », regrettait l’entraîneur de l’OL à la veille d’affronter Brondby.

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