Alors qu’on la connait aujourd’hui comme consultante sur France Télévisions ou encore comme directrice du Tour de France femmes, Marion Rousse était auparavant une cycliste professionnelle. Très tôt, la compagne de Julian Alaphilippe a décidé de monter sur un vélo afin de réussir au plus haut niveau. Une pratique qui s’est toutefois heurtée à quelques complications pour Marion Rousse. Et elles ont été embêtantes !
Aujourd’hui, le cyclisme féminin est clairement en train de se développer. Une évolution à laquelle Marion Rousse participe grandement. Il faut dire que la directrice du Tour de France femmes sait ce que c’est d’être au coeur du peloton. En effet, il y a quelques années de cela, la compagne de Julian Alaphilippe était professionnelle, elle qui a même remporté un titre de championne de France. Mais voilà qu’au moment où elle performait, Marion Rousse devait faire avec un cyclisme féminin complètement différent.
« Je me rendais déjà compte que je ne pourrais jamais courir le Tour de France »
C’est au micro de France Bleu que Marion Rousse a raconté les problèmes auxquels elle a dû faire face quand elle a décidé de pratiquer le cyclisme. Et pour la désormais consultante, ça a commencé très tôt avec une première désillusion. « Quand j'ai commencé la compétition j'avais 6 ans et j'étais la seule fille au départ entourée de garçons. Je me rendais déjà compte que je ne pourrais jamais courir le Tour de France, puisqu'il n'était réservé qu'aux hommes », a-t-elle ainsi expliqué, elle qui n’a donc jamais pu disputer le Tour de France femmes qu’elle dirige aujourd’hui.
« J'ai connu la galère du cyclisme féminin à mon époque »
Et ça ne s’est pas arrêté là pour Marion Rousse. En effet, une fois devenue professionnelle, ça ne s’est pas pour autant arrangé : « J'ai connu la galère du cyclisme féminin à mon époque, il fallait que j'aille travailler alors que j'étais professionnelle, mais avec cette nouvelle génération, je sais qu'il y a eu beaucoup de choses de faites et c'est ma plus grande fierté de pouvoir y contribuer ». Marion Rousse a également expliqué : « Les cyclistes féminines n'étaient pas connues et reconnues à leur juste valeur, on ne les voyait pas à la télé. Donc elles ne gagnaient pas d'argent, c'était un sport dit "professionnel" mais finalement il fallait travailler à côté ».