A l'occasion d'un entretien accordé à L'Equipe en marge de la présentation de l'équipe Tudor Cycling pour la saison 2026, Julian Alaphilippe, qui a clairement recentré son programme de courses sur ses points forts, a affirmé qu'il avait toujours en tête de remporter une grande classique. Mais laquelle pourrait-il vraiment être en mesure de gagner ? Analyse.
En marge de la présentation de l'équipe Tudor Cycling, où a été annoncé son programme de courses pour la première moitié de la saison 2026, un programme où il se recentre clairement sur ses caractéristiques de puncheur-grimpeur, Julian Alaphilippe a affirmé dans les colonnes de L'Equipe qu'il avait toujours l'ambition de remporter une grande classique : « Est-ce que j'ai fait le deuil de gagner un Monument ? Pas encore. C'est encore dans ma tête. Je me sens encore capable de pouvoir gagner de grandes courses. Si je n'ai plus ça, c'est fini. Je ne peux pas rouler juste pour rouler. Cela demande trop de sacrifices. Moi j'ai besoin d'avoir des objectifs. A chaque fois que je suis au départ de la Flèche Wallonne (il y a gagné en 2018, 2019, 2021), c'est spécial. Les Stade Bianche (victoire en 2019), je suis super content d'y retourner. San Remo, quand tu arrives dans le final, c'est électrisant aussi. Ce sont des moments qui me font dire que j'aime encore ce que je fais et qui me motivent pour m'entraîner ».
Alaphilippe a prouvé l'an dernier qu'il pouvait encore gagner une classique World Tour...
Au-delà de ces mots prononcés en avant-saison, Julian Alaphilippe a-t-il concrètement une chance de gagner un Monument ou une grande classique ? Lesquelles pourraient encore lui sourire ? Compte tenu de sa fin de saison 2025 rassurante, où il a levé les bras en World Tour au Grand-Prix de Québec, le double champion du monde a d'emblée apporté la preuve qu'il pouvait encore gagner une classique de haut niveau.
Trop loin de Pogacar et Evenepoel pour viser Liège Bastogne Liège, mais...
Pour autant, et quand bien même il se recentre sur son coeur de métier, Julian Alaphilippe apparaît trop loin de Tadej Pogacar ou de Remco Evenepoel pour envisager une victoire à Liège Bastogne Liège, une classique trop exigeante pour qu'il puisse tirer son épingle du jeu. Il en va de même pour les Strade Bianche. En revanche, s'il arrive en grande forme, Julian Alaphilippe est en mesure de créer la surprise sur Milan San Remo, une course tactique par excellence, a fortiori si Pogacar renonce à l'idée de faire la différence physiquement dans le Poggio et privilégie une approche plus fine. Enfin, si Evenepoel et Pogacar ne sont pas au départ, l'Amstel Gold Race et la Flèche Wallonne apparaissent également dans les cordes du double champion du monde français, notamment la seconde qui se joue dans le mur de Huy, une ascension qu'apprécie Alaphilippe au plus haut point puisqu'il y a déjà gagné à trois reprises.