Du haut de ses 33 ans et alors qu'il n'a plus que deux ans de contrat avec son équipe, Julian Alaphilippe a parfaitement conscience qu'il est plus proche de la fin de sa carrière que du début. D'ailleurs, le double champion du monde confirme qu'il a déjà réfléchi à ce qu'il ferait une fois que son vélo sera rangé.
Pour sa première saison dans son nouvelle équipe, Tudor Pro Cycling, Julian Alaphilippe a globalement déçu malgré une fin d'année plutôt réussie. Il faut dire que du haut de ses 33 ans, le compagnon de Marion Rousse est plus proche de la fin de sa carrière que du début. Et il en a parfaitement conscience. Le double champion du monde raconte ainsi qu'il a plusieurs idées pour son après-carrière, sans toutefois dévoiler son secret.
«Je suis plus proche de la fin»
« Pas du tout, pas grand-chose ne me vexe, mais c'est un fait : je suis dans mes deux dernières années de contrat, donc plus proche de la fin. On m'a déjà souvent posé la question sur mon après-carrière, j'ai plein d'idées mais je n'y pense pas concrètement parce que si tu penses à la fin, tu as déjà un pied dehors. Et ce n'est pas mon cas. Si on veut performer à ce niveau-là, il faut être à fond dedans, sinon c'est mort », confie-t-il dans les colonnes de L'EQUIPE avant de poursuivre.
«J'ai plein d'idées»
« Si j'arrive à me faire encore mal ? En course, c'est sûr que oui. Sinon, tu ne peux pas continuer. Après, à l'entraînement, j'avoue que je sais encore le faire, parce qu'il le faut, mais je souffre plus à un certain seuil qu'avant. Auparavant, je pouvais aller plus loin. C'est peut-être l'âge, je ne sais pas, je commence à avoir des cheveux blancs (sourires). Et puis j'ai quand même toutes les gamelles, les blessures, qui me rappellent à l'ordre. Souvent, je me rends compte que j'ai des douleurs que je ne suis pas censé avoir à 33 ans. Quand je vois les gamelles que j'ai prises, les opérations que j'ai eues, le dos bloqué souvent... », ajoute Julian Alaphilippe.