Troisième des championnats d'Europe à l'automne dernier derrière Pogacar et Evenepoel, à 19 ans seulement et après avoir été le seul à pouvoir suivre les deux ténors lors de leur grande offensive, Paul Seixas a marqué les esprits pour sa première année professionnelle. Bien avant dans la saison, il avait déjà impressionné lors du Dauphiné Libéré. Pour l'ancien directeur sportif de Lance Armstrong, Johan Bruyneel, il est carrément le coureur de cet âge le plus fort de l'histoire...
Ancien coureur cycliste et directeur sportif de Lance Armstrong, Johan Bruyneel a été questionné à l'occasion du podcast du coureur américain, Lance Armstrong’s The Move, sur les grands talents du cyclisme, sur ceux qui allaient bientôt occuper les premiers rôles dans le peloton mondial. Et pour Johan Bruyneel, un nom est immédiatement ressorti : celui du Français de Décathlon CGA CGM, Paul Seixas.
« Paul Seixas est un vrai talent, un coureur exceptionnel »
Impressionné par ce que le coureur tricolore réalise depuis deux ans, ponctué par son énorme troisième place aux Championnats d'Europe derrière Pogacar et Vingegaard, sa huitième place au général du Dauphiné ou encore sa 7ème place au Tour de Lombardie, tout cela à l'âge de 19 ans. Bruyneel a ainsi lancé dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « Paul Seixas est-il le meilleur coureur de 18 ans que nous ayons jamais vu ? Je dirais probablement oui. Remco a été un peu un pionnier qui a changé la donne en devenant professionnel à 18 ou 19 ans. Paul Seixas est un vrai talent, un coureur exceptionnel ».
Au-delà de ses qualités physiques hors-norme, Bruyneel souligne un autre atout essentiel...
Pour Johan Bruyneel, un élément factuel vient confirmer qu'au delà de son talent exceptionnel, le jeune Français a la carrure d'un champion. L'ancien directeur sportif de Lance Armstrong raconte ainsi comment lors d'une étape du Tour des Alpes, il avait laissé gagner son coéquipier Nicolas Prodhomme, travaillant même pour sa victoire alors qu'il aurait pu l'emporter. Un vrai geste de leader qui pense à l'avenir. Et un geste aussi de celui qui sent qu'il a de la marge sur ses adversaires, comme n'a pas manqué de le souligner Bruyneel : « Il a dit qu’il aurait encore beaucoup d’opportunités. Cette mentalité en dit long ».