A l'occasion de la présentation de l'équipe Soudal-Quickstep pour la saison qui s'ouvre, la direction de la formation belge a annoncé la prolongation de contrat du jeune cador français Paul Magnier, qui a définitivement gagné ses galons de leader sur les grandes courses malgré son jeune âge (21 ans). Et au sein de la Soudal-Quickstep, on a de grands projets pour le coureur tricolore...
Pour compenser le départ de son leader historique Remco Evenepoel, parti à la Red Bull-Bora-Hansgrohe, la Soudal-Quickstep a opté en faveur d'une stratégie à plusieurs têtes, en responsabilisant plusieurs coureurs à fort potentiel. Dans le domaine des classiques, Paul Magnier sera appelé en première ligne en tant que leader sur plusieurs grands rendez-vous, à commencer par Milan San Remo, où ses qualités de vitesse et sa capacité à lutter pour la victoire à haut niveau pourraient lui permettre de créer la surprise.
« Paul Magnier est un coureur incroyable »
Chez Soudal-Quickstep, on en est en tout convaincu, à l'image des mots du directeur sportif Tim Declercq au micro de cyclismactu.net : « C’est un coureur incroyable. Je n’étais pas encore avec l’équipe quand il est arrivé en World Tour, mais je l’avais déjà vu auparavant, quand il était plus jeune. Très vite, on voit que c’est un coureur spécial. Évidemment au sprint, mais pas seulement. Il est aussi capable de passer les bosses et de survivre dans des courses plus difficiles. Mentalement, il a énormément évolué. C’est devenu un vrai leader, sans jamais avoir besoin de dire qu’il l’est. C’est très naturel chez lui, et tout le staff apprécie vraiment de travailler avec lui ».
« Pour Paris-Roubaix et d’autres classiques, c’est clairement quelque chose de réaliste »
Pour Tim Declercq, il n'est pas non plus exclu que Paul Magnier soit aligné sur Paris-Roubaix dès cette saison avec des responsabilités élargies. Le staff de la formation belge le croit en effet capable de tirer son épingle du jeu dans l'enfer du nord. Tim Declercq : « Honnêtement, je pense que le Tour des Flandres est peut-être encore un peu trop tôt pour lui, surtout avec le parcours actuel, qui est devenu très exigeant, presque une course pour grimpeurs. En revanche, pour Paris-Roubaix et d’autres classiques, c’est clairement quelque chose de réaliste. Il a encore du temps. On n’attend pas de lui qu’il gagne déjà cette année. On attend surtout une belle saison et qu’il continue à grandir, comme personne et comme coureur ».