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Mercato - OM : Eyraud, Villas-Boas… Vers un incroyable bras de fer juridique ?

Après avoir été mis à pied à titre conservatoire, chose qui n’aurait pas plu à l’entraîneur de l’OM toujours sous contrat jusqu’en juin prochain, André Villas-Boas pourrait bien s’armer d’avocats et se battre pour sa liberté contre le club phocéen si Frank McCourt ne mettait pas le holà à cette affaire qui prend de grosses proportions…

Contrairement à ce que l’on pourrait être amené à penser, la démission d’André Villas-Boas n’est pas survenue du jour au lendemain et surtout pas à cause du recrutement d’Olivier Ntcham lors de l’ultime jour du mercato estival pour lequel André Villas-Boas n’a pas été mis au courant comme il l’assurait mardi en conférence de presse. « Le mercato s’est fini avec l'arrivée d'un nouveau joueur (Ntcham). Une décision qui n'a pas été prise par moi. Je l'ai appris ce matin par la presse quand je me suis réveillé. En fait, c'est précisément un joueur que j'ai refusé. Il a fini par venir, mais je n'étais pas pour. J'ai à cause de cela présenté ma démission à la direction, sans rien demander à l'OM sur mon contrat. Je ne suis pas d'accord avec la politique sportive et cette prise de décision. La direction ne m'a pas encore répondu. Je veux simplement partir, sans rien demander à l’OM ». Le nouveau milieu de terrain du club phocéen, prêté par le Celtic Glasgow jusqu’à la fin de la saison avec une option d’achat qui pourra être levée contre un chèque de 5M€, aurait été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Cependant, ce ne serait pas l’unique raison de la décision XXL de Villas-Boas concernant son avenir. 

Les dessous de cette mise à pied à titre conservatoire 

C’est du moins ce que souligne L’Équipe dans ses colonnes du jour. En effet, après la défaite face à Nîmes à la mi-janvier, André Villas-Boas avait déjà fait savoir à sa direction qu’il pourrait prendre la décision de partir s’il était le fond du problème. À l’époque, Jacques-Henri Eyraud avait refusé cette proposition tout en poussant un gros coup de gueule lors d’un discours au vestiaire en recadrant tout le monde, y compris Florian Thauvin et Jordan Amavi dont les avenirs restent encore flous à ce jour. La bombe lâchée par André Villas-Boas mardi n’aurait pas surpris le président Eyraud selon L’Équipe qui affirme qu’il aurait été prévenu des agissements de son désormais ex-coach la veille, donc, au moment où Olivier Ntcham se rapprochait de l’OM. Une fois encore, Jacques-Henri Eyraud n’aurait pas accepté la demande de démission de Villas-Boas puisqu’elle n’aurait pas été soumise de manière manuscrite. Ce qui pourrait alors expliquer le fait qu’André Villas-Boas n’ait « que » été mis à pied de façon conservatoire. Et cet imbroglio ainsi que les jeux de pouvoirs devraient mal finir toujours d’après le quotidien sportif. 

Une affaire juridique susceptible de finir devant les tribunaux ? 

Dans ses colonnes du jour, L’Équipe assure que Jacques-Henri Eyraud et André Villas-Boas seraient en pleine guerre afin d’avoir le beau rôle auprès des supporters et du public et de ce fait, de ne pas être tenu pour responsable de cette situation cataclysmique. D’ailleurs, depuis une poignée de semaines désormais, Villas-Boas n’entretenait pas les meilleurs des relations avec son directeur du football Pablo Longoria et son président Jacques-Henri Eyraud. Des relations qui se seraient détériorées au cours du mercato hivernal. L’entourage de l’entraîneur aurait été contacté par le quotidien sportif qui aurait communiqué l’information suivante : Villas-Boas craignait qu’à l’instar de mai dernier, moment où il prenait en considération un départ après le licenciement d’Andoni Zubizarreta, qu’on refuse de le laisser partir via un départ à l’amiable. L’annonce de Villas-Boas mardi, dans laquelle il assurait ne vouloir aucun centime en cas de résiliation de contrat n’est pas passée en interne et au sein de la direction qui mettrait sur pied un dossier à l’encontre du Portugais dans lequel il serait stipulé le fait que diverses attitudes qu’il a eu auraient été néfastes vis-à-vis de Pablo Longoria. 

De ce fait, des dommages et intérêts pourraient bien finir par être réclamés à André Villas-Boas par l’OM pour le préjudice subi. Ce serait donc la raison pour laquelle les deux camps se livreraient une  bataille médiatique au cœur de cette guerre de position juridique alors qu’une clause de confidentialité pourrait bien avoir été incluse dans son contrat, bien que L’Équipe ne sache pas à ce jour si c’est réellement le cas pour le technicien portugais ou non. De son côté, le clan André Villas-Boas aurait déjà initié les premiers contacts avec un cabinet d’avocats parisiens plutôt réputé alors qu’en parallèle, un spécialiste du droit aurait été proposé à Villas-Boas. Si le propriétaire Frank McCourt s’emmurait dans un silence d’église, comme il le fait jusqu’ici, cette affaire pourrait prendre de grosses proportions alors que l’OM n’a absolument pas besoin d’un climat si délétère actuellement au vu de ses résultats sportifs. 

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