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Mercato - ASSE : McCourt, Rybolovlev... Caïazzo annonce la couleur pour la vente de l'ASSE !

Président du Conseil de Surveillance de l'ASSE, Bernard Caïazzo s'est confié sur la vente du club stéphanois et notamment sur le profil du prochain dirigeant des Verts.

L’ASSE s’apprête à entrer dans une nouvelle ère. Dirigeants du club stéphanois depuis 2004, Bernard Caïazzo et Roland Romeyer ont décidé de passer la main et de mettre en vente la formation comme ils l’avaient annoncé le 14 avril dernier dans une lettre publiée dans les colonnes du Progrès. Depuis, plusieurs investisseurs se sont manifestés et ont approchés les deux hommes forts de l’ASSE. Comme annoncé par le 10 Sport.com en exclusivité le 16 juin dernier, un fonds d’investissement asiatique basé en Europe est prêt à mettre 100M€ pour acheter le club stéphanois et prendre en charge son endettement. Le processus de vente de l’ASSE suit son cours. Mandaté par les Verts, le cabinet KPMG avait jusqu’à lundi dernier pour « sélectionner le meilleur investisseur et de veiller à ce que ce nouvel actionnaire dispose des moyens adéquats pour faire grandir le club, garantir l’emploi et perpétuer son identité ». A en croire les informations de But Football Club, huit candidats auraient franchi cet écueil. Parmi eux, un ancien joueur devenu agent, porteur d’un projet « d’envergure internationale ». Désormais, le cabinet KPMG va examiner les différents dossiers et trancher dans ce dossier qui devrait changer l’histoire de l’ASSE.

« J'aimerais trouver un milliardaire qui puisse mettre le même argent que Rybolovlev à Monaco, ou McCourt à Marseille »

Assez silencieux depuis le début du processus, Bernard Caïazzo s’est exprimé ce jeudi sur la vente de l’ASSE à l’occasion d’une audition menée par Regis Juanico, député de la Loire. Le président du Conseil de Surveillance s’est notamment exprimé sur le profil de son successeur. Caïazzo espère vendre le club à un homme doté de moyens financiers comme Frank McCourt ou encore Dmitri Rybolovlev. « J'aimerais trouver un milliardaire qui puisse mettre le même argent que Rybolovlev à Monaco, ou McCourt à Marseille. Ce n'est pas si facile que ça. Vous avez des gens qui disent qu'ils ont les moyens, mais à la fin ils n'ont pas grand-chose et feront plutôt moins bien que ce que nous, nous avons fait depuis vingt ans. Nous, nous sommes touchés par une limite d'âge. Roland Romeyer à 76 ans, j'ai 67 ans et c'est inéluctable. Nous sommes obligés d'aller dans une démarche successorale. Mais derrière, un club de football n'est pas une entreprise comme une autre. Il y a une dimension sociale, médiatique, publique extrêmement importante. Vous ne pouvez pas dire je m'en débarrasse et je ne me soucie pas de ce qu'il va se passer après. Vous devez avoir dans une démarche successorale, une démarche dans laquelle vous devez être sûr que les gens qui viennent après ne sont pas des doux-rêveurs. Que ce sont des gens qui ont des moyens » a-t-il déclaré.

Caïazzo souhaite que l'ASSE passe un cap

Bernard Caïazzo se montre exigeant dans ce dossier et ne voudrait pas vendre le club au premier venu. Car derrière, il y a la volonté de faire passer un cap à l’ASSE, qui n’a plus remporté le championnat de France depuis 1981. « Le profil idéal, pour faire passer un cap à ce club qui est en moyenne 5e du championnat sur les dix dernières années en ayant le huitième, neuvième budget de France. Faire passer un cap, ça veut dire avoir pour moi la capacité d'un groupe qui investit plusieurs centaines de millions d'euros pour passer à un club du top 4 ! Pour passer à un club du top 4, la politique de formation de Claude Puel qui est excellente ne suffit pas. Il faut passer à une autre politique où vous avez des cadres de haut-niveau capables d'amener l'équipe dans ce top 4. C'est une nécessité. Je comparerais Saint-Etienne aujourd'hui à l'AJ Auxerre de l'époque Guy Roux. Politique de formation, entraîneur très expérimenté, ça ressemblerait plutôt à cela avec une dimension médiatique plus forte, certainement. On est conduit à faire cette politique de formation. Le plus grand bonheur qui pourrait nous arriver c'est d'avoir des successeurs possédant des moyens beaucoup plus importants » a déclaré Caïazzo dans des propos rapportés par En Vert et contre Tous.

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