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Départ de Dupraz, Ligue 2... L'ASSE sort du silence pour le projet

Désormais assurée d’évoluer en Ligue 2 la saison prochaine, l’AS Saint-Étienne prépare son nouveau projet avec de grosses zones d’ombre, alors que le départ de Pascal Dupraz ne fait aucun doute et que l’effectif s’apprête à connaître d'importants changements. La question du rachat fait également énormément parler dans le Forez, l’occasion pour le président exécutif Jean-François Soucasse de faire le point ce mercredi. 

Quel visage affichera l’AS Saint-Étienne la saison prochaine ? Après son échec en barrages contre l’AJ Auxerre, le club du Forez évoluera en Ligue 2 à la reprise, une relégation synonyme de révolution du côté de Geoffroy-Guichard. « Dans quelque temps, nous annoncerons une nouvelle importante concernant l’avenir du club et le nôtre. Une page essentielle de notre vie se tournera mais nous plaçons au-dessus de tout l’institution ASSE qui retrouvera très vite, nous en sommes convaincus, le chemin de l’élite », déclarait dimanche Roland Romeyer et Bernard Caïazzo dans un communiqué, faisant certainement allusion au rachat du club par le milliardaire américain David Blitzer. Le dossier lié à la vente de l’ASSE traîne en longueur depuis plusieurs mois et pourrait encore durer après les débordements survenus à l’issue du barrage L1-L2 perdu par Saint-Étienne, mais la direction doit se pencher dès aujourd’hui sur la saison prochaine, avec comme première décision majeure le choix du nouvel entraîneur. 

« Pascal Dupraz n’est pas prolongé. Il n’y avait aucun doute sur ce sujet-là »

En effet, Pascal Dupraz ne sera pas reconduit à la tête de l’ASSE, alors que son bail prend fin le 30 juin prochain. Invité de France Bleu Saint-Etienne Loire, Jean-François Soucasse a confirmé le départ de l’entraîneur et s’est penché sur la question de sa succession. « Pascal Dupraz n’est pas prolongé. N'en déplaise à certains médias, il n'y avait aucun doute sur ce sujet-là et ça, dès le 5 décembre. Aujourd'hui, Pascal Dupraz a objectivement amélioré les performances du club. C'est factuel. Ce qui est douloureux, c'est de se dire que à un but près, à un match mieux préparé, indépendamment de la saison catastrophique, on aurait pu effectivement éviter cet écueil. Il a été loyal. Il a investi beaucoup dans ce club. Il a consacré beaucoup de temps et d'énergie, de travail et il est, comme nous, sur-peiné de cette situation, confie ce mercredi matin le président exécutif de l’ASSE. Son successeur ? Ce sujet est aussi dans les mains de Loïc Perrin (directeur sportif). Quand vous connaissez le parcours de Loïc, vous vous doutez bien, de son état et son ressenti quand son club de cœur finit en Ligue 2. J'espère que nous serons en capacité de faire des annonces positives dans les meilleurs délais. Je vous donne pas de délai parce qu'il faut c'est du travail, une recherche. Il ne suffit pas d'aller à ce qui peut paraître le plus simple. Il faut aller à ce qui paraît le plus efficace. Il y a aussi une équipe à reconstruire, mais aussi un staff à reconstruire. Le challenge est immense. Avec moi, il y a une équipe. Lundi a été une journée excessivement difficile, mais maintenant, tout le monde est reparti. » Pour l’après-Dupraz, le club du Forez songe à Laurent Batlles, libre depuis son départ de l’ESTAC en décembre, mais le technicien de 46 ans est encore en pleine réflexion, lui qui ambitionne de retrouver un poste en Ligue 1.

« Ce n’est pas parce qu’on est dans le silence qu’on est dans l’inaction » 

Comme l’explique Jean-François Soucasse, un nouveau projet adapté à la Ligue 2 se met en place du côté de Sainté, et les grandes manœuvres ont déjà été lancées en coulisses. « Aujourd'hui, je porte la charge de l'échec. Ça me paraît être la moindre des choses. Ce n'est pas parce qu'on est dans le silence, qu'on est dans l'inaction. Je porte à l'heure actuelle aussi la responsabilité de permettre à ce club de se relever. Aujourd'hui, une relégation en Ligue 2, c'est un budget divisé par deux, ce sont ses incidences financières, économiques, juridiques, commerciales. Bien évidemment, cette éventualité avait été anticipée. Mais là, c'est plus un risque. Là, on est dans le concret. Donc, ça veut dire des arbitrages. Président de club, c'est pas seulement avoir un avis ou un regard sur la partie sportive. Pas du tout. Aujourd'hui, c'est une entreprise. Et moi, mon métier, c'est comment on redimensionne un club. Et je souligne que les derniers 18 mois ont permis de consolider de manière très significative la pérennité économique du club », déclare Jean-François Soucasse, sans en dire davantage au sujet de la vente de l’AS Saint-Étienne

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