Désormais connu pour son rôle de consultant à l’étranger, Thierry Henry a eu une carrière bien remplie comme joueur, que ce soit avec Arsenal ou le FC Barcelone. Mais c’est bien équipe de France que l’ancien attaquant semble avoir vécu certains de ses meilleurs moments, comme il a pu le confier depuis l’annonce de sa retraite.

Quand on s’appelle Thierry Henry, on a d’innombrables anecdotes quand on ouvre le livre des souvenirs. Il faut dire que l’ancien attaquant a été l’un des joueurs les plus marquants de sa génération, avec évidemment ses coups d’éclat avec Arsenal qui sont dans les mémoires. Mais les années Gunners ne semblent pas être le meilleur souvenir de sa carrière...
« C'est pour cela qu'on joue au foot »
Dans un entretien accordé au Parisien en 2018, il a en effet avoué avoir toujours dans un coin de sa tête la finale de la Coupe du monde 1998 et surtout le chemin en bus jusqu’au Stade de France. « Oh la la, cette sortie de Clairefontaine ! J'avais l'impression d'être dans une étape du Tour de France, quand tu te retournes et que tu vois tout le peloton. C'était extraordinaire comme moment. Je n'ai jamais revu les images mais ce truc, c'était terrible. En même temps, les images, elles sont toutes dans ma tête » a confié Thierry Henry. « C'est pour cela qu'on joue au foot. C'est pour cela que cette utopie est devenue réalité. Tu travailles pour cela. La porte s'est ouverte, tu rentres et tu la refermes. D'un coup, tout est là : ce match à la maison contre le grand Brésil. Extraordinaire ! ».

« La meilleure image, celle qui résume tout, c'est quand je suis à côté de David »
Cette rencontre-là n’a pas été la meilleure de sa carrière en équipe de France, puisqu’il n’était même pas rentré en jeu. Mais Thierry Henry a tout de même savouré en assistant à la victoire des siens, face au Brésil (3-0). « Pour moi, le Brésil, c'est le maillot, c'était Pelé, c'était Zico, c'était Socrates. C'était cette équipe de 1982 qui, quand tu en parles aux Brésiliens, te disent que c'était la meilleure de l'histoire. Et celle-là n'a pas gagné la Coupe du monde » a-t-il raconté, livrant une petite anecdote avec son coéquipier David Trezeguet. « Pour moi, la meilleure image, celle qui résume tout, c'est quand je suis à côté de David (Trezeguet) et il me dit : Mais on va… et il pleure. Je ne sais pas si vous en souvenez mais il me lance : Mais on va être champions du monde ! Pour moi, il n'y a pas mieux que cette image. Je suis à côté de lui et je lui dis : Mais pourquoi tu pleures ? Il me répond : Mais on va être champions du monde. Et là, d'un coup, je me dis : C'est vrai ! ».