Depuis la fin de sa carrière en 2006, Zinedine Zidane a vu d’innombrables anecdotes sortir dans la presse à son sujet. Et ça vient de partout, même de certains de ses anciens coéquipiers en équipe de France, avec qui il a notamment remporté une Coupe du monde en 1998.

Rarement un joueur aura été autant lié à sa sélection. Tout le monde se souvient de ce qu’a pu réaliser Zinedine Zidane avec la Juventus ou encore le Real Madrid, mais c’est bien en équipe de France que l’ancien numéro 10 a écrit sa légende. Et il y a côtoyé certains de ses plus proches amis...
« Quand on se réveille avec Zizou, on se sent épanoui, serein »
C’est le cas de Christophe Dugarry, qu’il a connu dès son plus jeune âge du côté des Girondins de Bordeaux, avant de le retrouver en équipe de France. Et l’ancien attaquant a notamment livré quelques anecdotes, comme la journée qui a précédé la finale de la Coupe du monde 1998, au Stade de France. « Quand on se réveille (le 12 juillet) avec Zizou avec qui je partageais la chambre, on se sent épanoui, serein, fleur bleue. Cette journée, elle est d'une zénitude, d'une tranquillité. Pfffttt, tout va bien, tout est sain. C'est un moment magique. Il n'y a pas de peur, pas d'angoisse, pas de problèmes » s’est remémoré l’ancien international français, lors d’un entretien accordé en 2018 au Parisien. « Mais de quoi peut-on avoir peur ? Vous rendez-vous compte de par où nous sommes passés pour en arriver là ? Franchement, qu'est-ce qu'on risque ? Que les Brésiliens soient extraordinaires et qu'ils gagnent ? OK, mais il va falloir qu'ils soient extraordinaires ! Ensuite, quand on gagne, c'est comme un rêve inaccessible. On se dit : Pourquoi nous ? Là, on se retrouve entre maillots bleus, entre coqs. Au milieu de la pelouse, c'est nous ! ».

« A cette période-là, le Brésil, c'est une équipe de légende »
« En face, tu vois le maillot des Brésiliens, tu vois Ronaldo. Tu vois tous ces grands joueurs comme Cafu » a poursuivi Christophe Dugarry, qui sévit depuis sur les ondes de RMC. « A cette période-là, le Brésil, c'est une équipe de légende. Mais, sur le toit du monde, ce n'est pas eux. C'est nous. Et quand tu vois cette coupe, tu te rappelles de qui l'a touchée avant toi. Comme Maradona ou Beckenbauer. Ces grands joueurs qui m'ont fait rêver. Cette coupe, elle n'est pas pour tout le monde. Elle est réservée. Nous sommes très peu à avoir le droit de la toucher. Il y a 66 millions de Français et nous ne sommes que 22 champions du monde en France à avoir ce droit. Et j'ai posé mes mains là où Maradona, Beckenbauer et d'autres avaient mis les leurs. D'un coup, tu fais partie du Saint-Graal ».