Viré, Sébastien Chabal a réglé ses comptes publiquement : «Ça ne passait plus avec lui»
Axel Cornic

On parle énormément d’Antoine Dupont depuis quelques années, mais avant lui, d’autres hommes étaient les grandes stars du rugby français. C’est le cas de Sébastien Chabal, dont la notoriété a explosé dans la première décennie des années 2000, même si sa carrière n’a jamais été vraiment linéaire.

Véritable personnalité médiatique, Sébastien Chabal a marqué toute une époque du rugby français. Son visage et surtout sa barbe sont connus par tous et il a été en quelques sorte le prédécesseur d’Antoine Dupont, en tant que visage principal de son sport auprès du grand public. Mais si le succès a été au rendez-vous avec les Français, on ne peut pas vraiment dire que la carrière du deuxième ou troisième-ligne, ait vraiment été à la hauteur.

« La cause n'est pas sportive, c'est un problème d'incompréhension et de communication »

Car Sébastien Chabal et le Top 14, ça n’a jamais été le grand amour. S’il a remporté plusieurs titres avec le XV de France et avec les Anglais de Sale, il n’a jamais brillé de ce côté-ci de la Manche. Certains semblaient croire en une rédemption au Racing 92, mais l’aventure s’est finalement terminée en très mauvais termes, en février 2012. « C'est une situation difficile, je n'aime pas trop parler, mais je vous devais des explications sur l'exactitude de ce qui s'est passé, a commencé le célèbre barbu du Top 14. Je suis triste, déçu, c'est la fin d'une aventure, d'un long supplice, je n'étais plus épanoui en tant que joueur ces derniers mois » avait-il expliqué à l’époque, sur les réseaux sociaux. « La cause n'est pas sportive, c'est un problème d'incompréhension et de communication. Ça ne passait plus avec Pierre Berbizier (l’entraîneur du Racing) ».

« Je pensais que mon aventure au Racing serait la dernière, mais... »

« Je suis triste de ne pas faire les trois derniers mois avec mes coéquipiers, mais je leur dirai au revoir la semaine prochaine. Ça fait du bien de se sentir libre, car je me sentais emprisonné, je n'étais pas heureux » avait poursuivi Sébastien Chabal. « Je me laisse quelques temps pour réfléchir sur ma dernière destination. Je pensais que mon aventure au Racing serait la dernière, mais il y en aura encore une. Cette fois, je ne veux pas me tromper, me faire plaisir. J'ai des propositions au Japon, dans l'hémisphère Sud, d'autres clubs français mais aujourd'hui c'est encore trop chaud, je ne pense pas encore à ça. Il y a trop d'émotion. J'irai dans un club qui me permet de m'épanouir et auquel je pourrais apporter mon expérience et mon envie ». Et il a réussi à trouver ce club, puisqu’après une pige en Australie avec les Balmain Wolves, il est revenu en France pour passer deux saisons au LOU.

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