Ancienne cycliste professionnelle, aujourd’hui consultante à la télévision et directrice du Tour de France Femmes, Marion Rousse a débuté le vélo à 6 ans, contre l’avis de son père, qu’elle a pu tromper avec l’aide de sa mère en signant en cachette sa licence. De quoi lancer son histoire avec la discipline.
Entre Marion Rousse et le vélo, c’est une histoire d’amour qui a démarré il y a bien longtemps. Désormais consultante sur France Télévisions et directrice du Tour de France féminin, la compagne de Julian Alaphilippe s’est prise de passion pour le cyclisme durant son enfance, et ce malgré les doutes de son père. L’ancienne championne de France (2012) a heureusement pu compter sur le soutien de sa mère à l’époque pour se lancer.
« J’ai commencé en cachette avec l’aide de ma mère »
« Mes cousins étaient professionnels, David et Laurent Lefevre. Mon père a fait pendant 25 ans des courses de 1re catégories. Toute petite, j’étais au bord des routes à l’encourager. À 6 ans, je me suis dit que j’en avais marre de regarder, que je voulais aussi en faire, expliquait Marion Rousse en 2018, dans un entretien accordé à Ouest-France. Mon père n’était pas d’accord, il me disait que c’était trop dur. Il ne voulait pas. Mais comme j’étais décidée, j’ai commencé en cachette avec l’aide de ma mère. Quand mon père est rentré du boulot, j’ai dit « regarde, j’ai ma licence ». Il râlait un peu, il me disait : « tu n’iras pas aux courses tous les week-ends ». Mais c’était parti… Et ça a été mon supporter numéro 1, mon entraîneur. »
« Combien de fois, alors que je peinais à appuyer sur les pédales, je me suis demandée ce que je faisais là ? »
En trompant son père avec l’aide de sa mère, Marion Rousse a alors débuté sa belle et longue histoire avec le cyclisme, non sans difficulté. « C'est vrai que 6 ans, c'était jeune pour commencer la compétition. Et c'est vrai que le cyclisme est un sport difficile. Un sport de chien, reconnaissait-elle en juin dernier pour le magazine Sphère. Combien de fois, alors que je peinais à appuyer sur les pédales, je me suis demandée ce que je faisais là ? Combien de fois je me suis sentie seule sur la ligne de départ, unique fille parmi les garçons ? J'ai malgré tout gravi les échelons jusqu'à l'équipe de France ».