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Cyclisme

Cyclisme : Le terrible récit de Bardet sur Julian Alaphilippe !

Présent aux côtés de Julian Alaphilippe après sa terrible chute sur Liège-Bastogne-Liège, Romain Bardet a eu très peur pour le champion du monde. 

Placé parmi les favoris de Liège-Bastogne-Liège, Julian Alaphilippe n’a finalement pas pu aller au bout de la course. En effet, le champion du monde a été pris dans une terrible chute dans le peloton. Et pour le Français, cela a été sévère avec deux côtes cassées, un pneumothorax ainsi qu’une fracture de l’omoplate. Les images de cette chute d’Alaphilippe ont fait froid dans le dos, surtout pour Romain Bardet, qui était aux premières loges pour aider son compatriote qui était alors pleine détresse dans le ravin. 

« J'avais l'impression qu'il allait rester là, tout seul, pour toujours »

Dans des propos accordés à L’Equipe, Romain Bardet est revenu sur ce moment de terreur vécu suite à la chute de Julian Alaphilippe. « Il y a toujours eu des chutes en vélo, mais celle-là était particulièrement violente. C'est encore difficile pour moi d'en parler. C'était une scène de chaos. Je me souviens du bruit des casques qui cognent contre le bitume, puis des cris de douleur de tous les mecs au sol. (…) Je sais que j'étais dans la roue de Tom Pidcock et de Jérémy Cabot, j'essayais de garder une petite marge de sécurité sur eux, j'ai senti la vague arriver. J'ai eu le temps de mettre un coup de frein, de me dire que ça y est, ma saison était terminée, et à partir de là, je ne me rappelle plus de rien. L'image d'après, c'est moi dans le fossé avec Julian Alaphilippe. (…) Je vois Julian, je vois qu'il est vraiment mal. Il arrive à peine à respirer, il est incapable de parler, incapable de bouger. Et là, j'ai un flash qui me donne l'impression d'être le seul à voir qu'il est là, qu'il souffre et que la course continue sans y prêter attention. Les motos repartent, les voitures aussi et je suis là, dans le fossé, je hurle seul dans le vide et personne ne m'entend. C'est une immense détresse. J'avais l'impression qu'il allait rester là, tout seul, pour toujours. (…) Est-ce que j’ai pu échanger avec Alaphilippe depuis dimanche ? Il m'a écrit dans la nuit de dimanche à lundi, à deux heures du matin. Quand il a récupéré son téléphone, c'est la première chose qu'il a faite. On se connaît depuis un moment. J'espère qu'il va vite se remettre. Quand j'ai abandonné la course après lui avoir porté secours, je ne voulais qu'une chose : savoir comment il allait. J'ai eu peur qu'il ait une vertèbre touchée, une paraplégie. J'ai vraiment craint le pire », a notamment confié le coureur de la DSM

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