Julian Alaphilippe aborde la saison 2026 avec toujours une grande motivation, notamment pour remporter une grande classique, un objectif qui reste d'actualité à ses yeux et qui le maintient dans l'envie de partir au combat. Pour autant, le double champion du monde ne se voile pas la face, il sait que sa marge de manoeuvre ne sera pas grande, comme il l'a confié récemment dans des mots touchants de sincérité.
Julian Alaphilippe aborde la saison 2026 avec un état d'esprit conquérant. Rasséréné par sa fin de saison 2025 et sa victoire en classique World Tour au Grand Prix de Québec, le coureur tricolore s'est prouvé à lui-même qu'il pouvait encore lever les bras à haut niveau. Pour 2026, il ne cache pas qu'il reste dans l'idée de gagner une grande classique, comme il l'a récemment confié à L'Equipe : « Est-ce que j'ai fait le deuil de gagner un Monument ? Pas encore. C'est encore dans ma tête. Je me sens encore capable de pouvoir gagner de grandes courses. Si je n'ai plus ça, c'est fini. Je ne peux pas rouler juste pour rouler. Cela demande trop de sacrifices. Moi j'ai besoin d'avoir des objectifs ».
« Quand je suis en bonne forme et que je me sens bien, je peux jouer avec mes jambes et mon instinct »
Pour autant, conscient des réalités, Julian Alaphilippe ne se voile pas la face : il sait que sa marge de manoeuvre sera étroite face à des coureurs comme Tadej Pogacar ou Remco Evenepoel. A l'occasion d'un entretien avec Sigma Sports Unplugged, relayé par cyclinguptodate.com, le double champion du monde français l'a reconnu de manière touchante, avec une grande sincérité : « Je sais que je suis loin d'être le meilleur. Je ne suis pas une machine. Mais je sais que quand je suis en bonne forme et que je me sens bien, je peux jouer avec mes jambes et mon instinct, je peux me mêler à la bagarre ».
Alaphilippe était dans le match pour le podium l'an dernier à Liège Bastogne Liège...
Et à la bagarre, Julian Alaphilippe l'a été l'an dernier sur Liège Bastogne Liège, dans un groupe de quatre en lutte pour le podium derrière Pogacar avant que des crampes ne le rattrapent à dix kilomètres de l'arrivée, et il compte bien y être de nouveau cette année, en espérant que les circonstances de course lui offrent le petit coup de pouce nécessaire pour réaliser l'exploit dont il rêve, lui qui a confié au quotidien espagnol Marca ces dernières heures : « Si j'avais à choisir un dernier grand triomphe ? J'ai une longue histoire avec Liège-Bastogne-Liège que je souhaite clore ».