A l'occasion de la conférence de presse de présentation, Julian Alaphilippe a annoncé son programme pour 2026, dans lequel il retourne nettement sur ses points forts de puncheur-grimpeur. Dans l'idée de décrocher une nouvelle grande classique à son palmarès ? Interrogé sur le sujet par le quotidien l'Equipe, le double champion du monde a livré une réponse claire et nette.
A l'occasion de la conférence de presse de présentation de l'équipe Tudor Cycling, qui s'est tenue en milieu de semaine en Espagne, Julian Alaphilippe a annoncé son programme pour la première moitié de la saison 2026, et le moins que l'on puisse dire, c'est que le double champion du monde se recentre clairement sur son coeur de métier, à savoir les courses par étapes vallonnées et les classiques ardennaises. Alaphilippe reprendra ainsi au Tour d'Algarve avant d'enchaîner sur les Strade Bianche, Tirreno Adriatico, Milan San Remo, avant le Tour du Pays Basque et le triptyque ardennais Amstel Gold Race, Flèche Wallonne et Liège Bastogne Liège. Il s'en suit la traditionnelle coupure avant le Tour de France via sans doute le Dauphiné ou le Tour de Suisse.
« Est-ce que j'ai fait le deuil de gagner un Monument ? Pas encore »
Si Julian Alaphilippe se recentre autant sur ses points forts, est-ce le signe qu'il n'a pas renoncé à accrocher une nouvelle grande classique à son palmarès ? Interrogé sur le sujet par le quotidien L'Equipe, le champion tricolore a répondu sans détour : « Est-ce que j'ai fait le deuil de gagner un Monument ? Pas encore. C'est encore dans ma tête. Je me sens encore capable de pouvoir gagner de grandes courses. Si je n'ai plus ça, c'est fini. Je ne peux pas rouler juste pour rouler. Cela demande trop de sacrifices. Moi j'ai besoin d'avoir des objectifs ».
« Si je n'ai plus l'ambition de gagner de grandes courses, c'est fini »
Et lorsqu'il développe sa pensée, le Français cite notamment trois courses : « A chaque fois que je suis au départ de la Flèche Wallonne (il y a gagné en 2018, 2019, 2021), c'est spécial. Les Stade Bianche (victoire en 2019), je suis super content d'y retourner. San Remo, quand tu arrives dans le final, c'est électrisant aussi. Ce sont des moments qui me font dire que j'aime encore ce que je fais et qui me motivent pour m'entraîner ».