Lewis Hamilton a connu son premier podium avec Ferrari ce dimanche, lors du Grand Prix de Chine, terminant à la troisième position derrière les Mercedes pilotées par Kimi Antonelli et George Russell. Le Britannique a néanmoins devancé son coéquipier Charles Leclerc après une belle lutte validée par la Scuderia, une stratégie risquée.

Il y a encore eu de nombreux dépassements lors du Grand Prix de Chine, notamment entre Lewis Hamilton et Charles Leclerc, qui ont respectivement terminé à la troisième et quatrième place. Les deux coéquipiers ont longtemps bataillé avec l’accord de Ferrari, une stratégie risquée comme l’a reconnu Frédéric Vasseur après la course.
« Je sais très bien que nous pouvions aussi avoir l’air complètement stupides une demi-heure plus tard »
« J’ai énormément de respect pour eux deux. Ce sont des professionnels et, dans cette situation, je pense qu’il est logique de les laisser courir, a estimé le boss de Ferrari. Je sais très bien que nous pouvions aussi avoir l’air complètement stupides une demi-heure plus tard. » Et pour cause, le moindre contact aurait pu ruiner les chances de Ferrari d’empocher des points dans une course qui réussissait à la Scuderia, seulement devancée par Mercedes.
« C’est aussi la meilleure manière de construire une équipe. Nous avons besoin de cette émulation pour progresser, tant que cela reste dans l’esprit que l’on a vu aujourd’hui. Même à la radio, ils nous ont dit qu’ils s’amusaient bien. Je ne veux pas geler les positions », avait ajouté Frédéric Vasseur.

« C'était un peu excessif, et cela a détruit la course de Ferrari »
Mais pour Jacques Villeneuve, ce combat entre Lewis Hamilton et Charles Leclerc a tout de même désavantagé Ferrari. « Eh bien, c'était [une lutte] correcte, car [Hamilton] a terminé troisième et qu'il a réussi à devancer son coéquipier. Donc oui, tout s'est bien passé, mais c'était un peu excessif, et cela a détruit la course de Ferrari. Ils occupaient les deuxième et troisième places, a estimé le consultant sur Sky Sports, rapporté par Motorsport. Ils se sont battus avec acharnement, au point d'abîmer leurs pneus, et au cours de ces deux tours [plutôt trois, en réalité, de safety car], ils ont perdu cinq secondes sur Antonelli. »