C’est au terme d’un incroyable match de plus de quatre heures que Novak Djokovic est parvenu à battre Jannik Sinner, rejoignant ainsi Carlos Alcaraz en finale de l’Open d’Australie. Après cette performance XXL, le Serbe a eu un message pour ses détracteurs lors de son passage en conférence de presse.
Les demi-finales du tableau masculin de l’Open d’Australie réunissant les quatre meilleurs joueurs du moment ont régalé les fans ce vendredi. Après la victoire de Carlos Alcaraz sur Alexander Zverev (6-4, 7-6 [5], 6-7 [3], 6-7 [4], 7-5) à l'issue d'une lutte acharnée de 5h27, soit le troisième match le plus long de l'histoire du tournoi, Novak Djokovic est lui aussi parvenu à renverser Jannik Sinner (3-6, 6-3, 4-6, 6-4, 6-4).
« Je suis sans voix. Oh mon Dieu... ça paraît surréaliste. Jouer pendant 4 heures, il est presque 2 heures du matin. En repensant à 2012, j'avais joué Rafa (Nadal, victoire [5-7, 6-4, 6-2, 6-7 (5), 7-5]) en finale pendant presque 6 heures. Mais le niveau d'intensité et la qualité du tennis étaient extrêmement élevés. Je savais que c'était la seule façon pour moi d'avoir une chance de gagner aujourd'hui contre lui », a réagi dans la foulée le Serbe, rapporté par L’Équipe.
« Ils me donnent de la force, de la motivation pour leur prouver qu'ils ont tort »
Novak Djokovic part donc en quête d’un 25e titre du Grand Chelem face à Carlos Alcaraz ce dimanche, et ce à l’âge de 38 ans. Une surprise pour certains, mais pas pour le Serbe, qui a profité de son passage en conférence de presse afin de régler quelques comptes. « Je n'ai jamais cessé de croire en moi. Il y a beaucoup de gens qui doutent de moi et des experts qui veulent me mettre à la retraite. Je tiens à les remercier parce qu'ils me donnent de la force, de la motivation pour leur prouver qu'ils ont tort. Pour moi, ce n'est pas une surprise, je sais de quoi je suis capable », a réagi Djokovic, dans des propos rapportés par L’Équipe.

« Ça devient plus difficile pour moi de me motiver »
« J’ai connu beaucoup de matches dans ma carrière en Grand Chelem où je ne me sentais pas au mieux. On essaie alors de trouver un moyen de gagner avec ce qu'on a. C'était le cas et, encore une fois, j'ai eu de la chance que Lorenzo se blesse. Aujourd'hui, mon adversaire était différent. Ce que je devais faire, le plan de jeu, la stratégie, tout ça était très clair dans mon esprit. Après c'est plus facile à dire qu'à faire et à exécuter contre Sinner, qui joue à un niveau extrêmement élevé », a enchaîné l’ancien numéro mondial, conscient d’avoir écrit l’une des plus belles pages de son extraordinaire carrière.
« Je n'oserais pas dire que c'est la meilleure (performance) de ma carrière, mais c'est certainement ma meilleure de ces dernières années, compte tenu des circonstances, une demi-finale contre Sinner qui joue le meilleur tennis de sa vie depuis quelques années et qui est double tenant du titre ici. Quand j'ai préparé cette saison et que j'ai pensé à mes objectifs, c'étaient forcément les Grands Chelems, ce n'est pas un secret. Mais ça devient plus difficile pour moi de me motiver et je me posais des questions, comme de savoir ce que je cherchais. Et je m'imaginais jouer contre Jannik et Carlos en finale des tournois du Grand Chelem, me battre et donner tout ce que j'ai. Je suis chanceux d'avoir atteint cet objectif dès le premier rendez-vous de l'année. C'est une grande victoire, je suis très heureux, très fier et soulagé parce que c'était un match exigeant », savourait encore Djokovic.