Il ne faudra pas se mettre sur France 2 ce dimanche pour le deuxième match des Bleus dans ce Tournoi des Six Nations contre le pays de Galles, diffusé sur TF1, qui a récupéré une partie des droits cédés par le groupe du service public. Parfois critiqué, Stefan Etcheverry, en charge de commenter le rugby sur la Une, a répondu à ses détracteurs.

Pour observer Antoine Dupont et ses coéquipiers du XV de France affronter le pays de Galles ce dimanche (16h10), il faudra se mettre sur TF1 et non sur France 2 comme les téléspectateurs en ont l’habitude depuis de très longues années. Confronté à des contraintes budgétaires, France Télévisions a cédé une partie des droits de la compétition à la Une, récupérant notamment deux matches des Bleus, dont celui du jour. Qui dit changement de chaîne dit aussi changement de commentateurs, Stefan Etcheverry remplaçant Matthieu Lartot au micro, un choix critiqué par certains puristes, généralement pas tendres avec le journaliste de TF1.
« La critique, ça ne fait pas forcément plaisir mais il faut savoir la vivre »
« C’était écrit d’avance… Il faut les absorber. C’est comme sur un terrain : parfois quand il pleut, c’est difficile de remonter les ballons, regrette Stefan Etcheverry, interrogé par Le Parisien. Mais après vient l’éclaircie et on peut jouer à l’aile. La critique, ça ne fait pas forcément plaisir mais il faut savoir la vivre, et après, ça renforce. Là, on va pouvoir s’exprimer, c’est chouette, la réalité va prendre le dessus sur ces critiques. On préfère se projeter sur le match de ce week-end. »

« On peut comprendre que le changement puisse un peu déstabiliser au départ »
Si ce changement peut bousculer certains fans des Bleus, Stefan Etcheverry le comprend. « Il n’y a absolument pas de problème par rapport à ça. La télévision, c’est aussi une affaire d’habitudes. On aime avoir ses repères. Quand on accompagne, pendant une vingtaine d’années, tous les téléspectateurs sur une même chaîne, toujours sur le même format, avec des longues après-midi de rugby, on peut comprendre que le changement puisse un peu déstabiliser au départ, concède-t-il. Après, il y a eu un appel d’offres, et il y a une nouvelle donne aujourd’hui. On a pu récupérer neuf matchs cette année, c’est un immense privilège. C’est la preuve aussi que l’on n’est jamais propriétaire de rien. »
Alors qu’il n’a pas échangé avec Matthieu Lartot avant la rencontre de ce dimanche, Stefan Etcheverry refuse toute concurrence entre eux : « On n’a pas échangé avant le début du Tournoi. Mais je ne m’engagerai jamais sur le terrain d’une éventuelle confrontation. Entre commentateurs, il n’y a peut-être pas la même manière de travailler, pas le même style. Mais, même si je ne connais pas bien Matthieu, je crois pouvoir dire qu’on est animé par la même envie de faire partager les exploits du rugby français. Ça, on ne peut pas nous l’enlever. C’est avec le cœur que ça se passe. »