Ce dimanche, le XV de France affronte le pays de Galles du côté de Cardiff (16h10). En 2017, l’affiche entre les deux équipes avait été marquée par une fin de match interminable, qui avait finalement tourné en faveur des Bleus. L’un des joueurs présents sur la pelouse du Stade de France s’en souvient encore.

Une semaine après avoir parfaitement réussi son entrée en matière dans ce Tournoi des Six Nations, avec une victoire contre l’Irlande (36-14), le XV de France a rendez-vous au pays de Galles, du côté du Principality Stadium de Cardiff, pour son deuxième match. De quoi rappeler des souvenirs à Yoann Maestri, qui avait connu une fin de rencontre très mouvementée avec ses coéquipiers de l’époque le 18 mars 2017, avec vingt minutes d'arrêts de jeu et douze mêlées successives sur la ligne adverse !
« Après coup, je me suis senti très con »
« Ah ouais ! Quel match ! On s'était sacrément envoyés sur ce match-là ! Il y avait une grande tension. À l'époque, le pays de Galles avait une sacrée équipe et une belle génération de joueurs. C'était très serré et la fameuse fin de match arrive... C'est dur de me faire revenir sur ça... Après le match, j'avais critiqué l'arbitrage et j'avais été sanctionné d'une amende. C’était une connerie de parler. Après coup, je me suis senti très con », confie l’ancien international français, interrogé par L’Équipe. À l’époque, il avait déclaré avoir ressenti « du dégoût d’avoir été arbitré de cette façon », de quoi lui valoir une amende de 15 000€.
« Il faut se rendre compte aussi du contexte, enchaîne Yoann Maestri. On n'avait pas de résultats, il y avait plein de trucs compliqués autour de l'équipe de France. Tout le monde était à cran et là, avec ces vingt minutes d'arrêts de jeu, c'était de la folie. Sur le terrain, on ressentait une injustice car nos piliers faisaient le boulot, étaient dominants, mais ça ne payait pas. On se demandait combien de mêlées seraient nécessaires... J'avais l'impression d'être puni, comme en fin d'entraînement quand tu enchaînes les mêlées et que le coach ne veut pas que ça s'arrête. C'était de la souffrance. Et il y avait toutes ces tractations, en anglais, entre l'arbitre et les Gallois. »

« Au final, ça reste un bon souvenir collectif »
Fort heureusement pour le XV de France, Damien Chouly avait permis aux siens de l’emporter. Une rencontre à laquelle participait notamment un certain Antoine Dupont, présent sur le banc au coup d’envoi et honorant sa deuxième sélection ce jour-là. « À ce moment-là, la première chose que je me dis, c'est : « C'est fini ! » Je baisse les bras, je relâche tout. Je n'y croyais plus. C'est magnifique. Au final, ça reste un bon souvenir collectif. J'ai des images des copains : Antoine (Dupont), qui disputait son premier Tournoi, me saute dessus, Rabah (Slimani), Gaël (Fickou), Uini (Atonio). Ce sont des beaux souvenirs car ce match, comme beaucoup d'autres, aurait aussi pu nous échapper. La dramaturgie était dingue. C'était presque irréel », conclut Yoann Maestri.