Affaire Antoine Dupont : Le Stade Toulousain risque gros, «ça peut frapper encore plus fort»
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

Depuis quelques jours, le Stade Toulousain est impliqué dans une affaire qui pourrait coûter cher puisque les contrats d'Antoine Dupont et Anthony Jelonch sont pointés du doigt. Et dans ce dossier, le club champion de France en titre risque des sanctions qui pourraient être plus importantes quelques années après l'affaire Jaminet.

Deux ans après l'affaire Jaminet, déjà révélée par L'EQUIPE, le quotidien sportif met une nouvelle fois en cause le Stade Toulousain. Et cette fois-ci, ce soit Antoine Dupont et Anthony Jelonch qui sont visés. Ou plutôt leur contrat. En effet, L'EQUIPE révèle que le club a tenté de contourner le salary cap, par le biais de contrats d'image pour ses deux joueurs. Ce qui est interdit. A l'origine de cette enquête, Frédéric Bernès, grand reporter à L'EQUIPE, dévoile les détaills de cette affaire.

L'affaire Dupont va coûter cher au Stade Toulousain ?

« Le club est contraint par le "salary cap", donc il y a une certaine masse salariale à ne pas dépasser, et parfois les clubs se disent, on va donner un salaire normal aux joueurs et un complément de rémunération via des contrats d'image. Ces contrats d'image, quand ils sont faits par des partenaires ou des sponsors du club, ça doit être déclaré dans un "salary cap" parce que c'est une partie associée au club. Donc il y a deux problématiques : est-ce que ces contrats d'image ont effectivement été réalisés ? Et est-ce que c'est déclaré dans le "salary cap" ? Et de ce côté-là, on a des gros doutes, notamment pour le contrat d'Anthony Jelonch. Et pour le contrat d'Antoine Dupont avec un autre partenaire qui est Fiducial. Et là-dessus on a des gros doutes », confie-t-il dans une interview accordée à ICI Occitanie.

«Si ça va plus loin, ça peut frapper encore plus fort»

Et si jamais l'affaire était confirmée, le Stade Toulousain pourrait bien être sanctionné. Mais à quelle hauteur ? Pour Frédéric Bernès, deux ans après l'affaire Jaminet, cette récidive peut coûter cher : « C'est sûr, ça s'accumule. Les sanctions vont grandissant, c'est normal, parce qu'il y a toujours ce phénomène de récidivisme... 1,3 million d'euros d'amende payés récemment pour l'affaire Jaminet, on peut imaginer que les prochaines fois, si ça va plus loin, ça peut frapper encore plus fort »

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