NBA - C’est historique : Wembanyama va casser sa tirelire, «c’est là que je me sens chez moi»
Thomas Bourseau
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Rédacteur
Féru de sport, Thomas a grandi entre le ballon rond du football et le orange du basket, ses deux coups de cœur depuis toujours. Diplômé d’un Master et d’une Licence à l’Institut Européen du Journalisme de Paris, il suit toujours de très près les aventures d’Arsenal et des Los Angeles Lakers.

Du haut de ses 22 ans, Victor Wembanyama est prêt à s’impliquer ailleurs qu’à San Antonio. Engagé envers la franchise texane des Spurs, et totalement focalisé sur le présent, Wemby a une vision à long terme loin de San Antonio et chez lui en France.Comme révélé par le principal intéressé, un projet d’affaires et de développement l’a convaincu. Explications.

Victor Wembanyama (22 ans) continue de se faire un nom en NBA. Pour sa troisième saison seulement, il est déjà dans la course pour le titre de MVP de la saison régulière et a été titulaire dans l’équipe de la conférence Ouest du All-Star Game. Ce qu’aucun autre français n’avait fait avant lui. Pionnier de l’autre côté de l’Atlantique avec un groupe de supporters créé de toute pièce par le franchise player des San Antonio Spurs, à savoir les « Spurs Jackals », Wemby sera également le premier actionnaire physique de l’histoire de Nanterre 92.

«J'ai envie d'avoir un impact sur le basket français, et à Nanterre»

L’association JSFN détenait la totalité des actions de la société via des actions simplifiées comme expliqué par L’Equipe ces dernières heures. Au cours d’un entretien croisé avec Frédéric Donnadieu, Victor Wembanyama grâce à une ouverture de capital, la première personne physique actionnaire de Nanterre 92. Pour ce qui est des chiffres de son investissement, rien n’a fuité pour le moment, mais le pivot des Spurs va bel et bien devenir actionnaire minoritaire. « Comment la collaboration a-t-elle vu le jour ? Je ne sais plus qui est venu vers l'autre en premier, mais cela s'est fait naturellement, on avait tous les deux des projets, une envie. Avant tout, je suis né en France, j'y ai grandi. J'ai envie d'avoir un impact sur le basket français, et à Nanterre, parce que c'est là que je me sens chez moi, tout simplement. Je veux grandir avec Nanterre, faire grandir le club. Après, au niveau projet, Fred a une meilleure visibilité, il est là depuis des générations ».

«Ce qui est nouveau, ce sont les moyens, les connexions, les leviers. Je serai actionnaire, évidemment»

Frédéric Donnadieu a apporté des compléments d’information sur le début de cette nouvelle histoire à Nanterre 92 avec Victor Wembanyama. « La première discussion, c'était l'été dernier, tu t'entraînais ici et tu m'as dit que tu voulais parler. Tu avais ton cahier, tu prenais des notes. C'était nouveau, on parlait concrètement du club. Après, ça s'est inscrit dans la continuité de notre relation, on a pu en reparler quand je me suis rendu à San Antonio. Plus que l'aspect financier, ça peut être structurant pour le club sur la durée. Grâce à ce qu'il est, à ses relations. Il ne s'agit pas de lui voler du temps, mais nous échangerons quand il le souhaitera. Cette nouvelle étape va renforcer le lien, l'officialiser. Pour moi, si quelqu'un devait un jour devenir actionnaire du club, il était évident que Victor devait être le premier. Et voir qu'une personne comme lui, alors que personne ne vit ce qu'il vit, se souvient d'où il vient, et s'engage aussi tôt, aussi naturellement, est émouvant ».

Wembanyama est certes passé par l’ASVEL et les Metropolitans 92 avant de s’en aller vivre son rêve en NBA aux San Antonio Spurs. Néanmoins, c’est avec Nanterre qu’il a vécu le plus d’expériences et compte bien rendre un maximum au club francilien. « Mon amour et mon implication pour le club n'ont rien de nouveau. Ce qui est nouveau, ce sont les moyens, les connexions, les leviers. Je serai actionnaire, évidemment. Mais la question n'est pas financière pour l'instant. La réalité, c'est que ni la vie du club, ni la mienne ne vont changer du jour au lendemain avec cette implication. En revanche, ce n'est pas artificiel, même pas business. C'est avant tout affectif. Quelque chose qui a beaucoup de sens ».

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