Le 20 novembre 2020 se déroulait le Grand Prix de Bahreïn. Une course de Formule 1 qui a marqué les esprits avec des images qui ont fait froid dans le dos. En effet, aujourd’hui encore, on revoit ces images de la Haas de Romain Grosjean en feu après avoir heurté la barrière de sécurité. Miraculeusement, le Français s’en est sorti alors que certains ont pensé immédiatement au pire en voyant l’accident.
Passé par Renault, Lotus puis Haas, Romain Grosjean aura disputé 179 Grands Prix en Formule 1. On se souviendra surtout de sa dernière course, en 2020, du côté de Bahreïn. Le 20 novembre, le Français échappe alors à un véritable drame qui aurait pu lui coûter la vie. Dès le premier tour, Grosjean a un accident et heurte la barrière de sécurité. Alors que sa Haas s’est embrasée, le pilote a mis d’interminables secondes avant de réussir à s’extirper. Un laps de temps terrible pour les spectateurs…
« Cela m'a paru une éternité »
Ancien ingénieur de Romain Grosjean chez Haas, Ayao Komatsu se souvient très bien de ce moment qui a marqué les esprits. C’est ainsi qu’il a pensé au pire pour le pilote français en voyant la monoplace en feu. « Au tout premier abord, je ne savais pas que c'était Romain. Et puis, dès que j'ai réalisé que c'était lui, je me suis dit : “Il ne peut pas être vivant“. C'est mon ami, vous savez. C'est mon pilote, mais c'est mon ami. Cela m'a paru une éternité. Et je ne l'ai même pas vu sortir de la voiture à pied. Puis, un des ingénieurs de course a dit dans l'interphone : “Non, non, Romain est sorti. Romain est sorti“. Je suis allé le voir avant son transfert par hélicoptère à l'hôpital. J'ai réussi à l'apercevoir et il m'a fait un signe de la main. Il était au centre médical. J'étais juste à l'extérieur quand un employé m'a laissé entrer jusqu'à un certain point. Il m'a vu et m'a fait un signe de la main. “OK, il est vivant“ », a-t-il expliqué pour High Performance.

« Je n'arrivais toujours pas à croire qu'il était vivant »
Ayao Komatsu a ensuite confié : « Si je suis allé le voir avant son transfert par hélicoptère à l'hôpital, c'est parce que même si je l'avais vu à la télévision, je n'arrivais toujours pas à croire qu'il était vivant. Je voulais, j'avais besoin de le voir de mes propres yeux, de constater qu'il était vivant, et ensuite de dire à sa femme : “Je l'ai vu, il est vivant“ ».