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Foot - Barcelone

Barcelone - Clash : Messi, PSG... Joan Laporta recadre sèchement Javier Tebas !

Alors que Javier Tebas n’a pas mâché ses mots au moment d’évoquer la situation du FC Barcelone, et notamment le départ de Lionel Messi, Joan Laporta a fermement répondu au président de la Liga. 

Si les rapports entre le PSG et le FC Barcelone sont plus que tendus depuis quelques années, les deux clubs ont peut-être trouvé un ennemi commun en la personne de Javier Tebas. Alors qu’il a récemment attaqué les dirigeants qataris du Paris Saint-Germain, le président de la Ligue de football espagnol s’en est également pris à Joan Laporta lors d’un entretien accordé à Sport ce dimanche. Javier Tebas a notamment expliqué que le FC Barcelone aurait pu éviter le départ de Lionel Messi et que les raisons financières évoquées par le club culé dans ce dossier n'étaient pas valables. « J'en ai discuté avec Laporta personnellement, au téléphone, et avec son conseil d'administration. Ils ont cherché des solutions, si la raison était économique. Si c'est pour une autre raison, je ne peux plus l'évaluer. Je pense que la saison prochaine, avec les chiffres du Barça, nous verrons si Messi aurait vraiment pu rester ou non. Et bien que je respecte la décision du club, nous devons dire les choses telles qu'elles sont. Ce n'était pas une décision économique. J'en suis sûr, a expliqué Tebas, n’oubliant pas la prise de position du Barça contre l’accord entre La Liga et CVC, fonds d’investissement qui a pris 10% des parts du capital du football professionnel espagnol. Si Laporta a serré la main de Messi, c'est parce que pendant un mois, il avait accepté l'offre avec le CVC. Il y était favorable depuis plus d'un mois. C'est pourquoi il a dit que les choses allaient bien. Il m'a même appelé deux fois pour accélérer l'accord sur le CVC parce que Messi devenait nerveux. »

Le Barça fait un « complexe d’infériorité » selon Tebas

Javier Tebas est même allé plus loin en taclant directement la direction du FC Barcelone, victime d’un « kidnapping psychologique par Florentino Pérez et le madridismo » selon lui, « comme un complexe d’infériorité » ajoute-t-il, avant de développer : « Ce que je pense, c'est que Florentino est un type très intelligent et que José Ángel Sánchez, son directeur général, est la personne la plus empathique du football européen. Et tout ce glamour et ce savoir-faire, devant quelqu'un qui n'est pas dans le monde du football depuis plus de dix ans ? Nous en sommes arrivés au point que lors d'un déjeuner du Trophée Joan Gamper, Florentino était là ! Qui aurait pu l'imaginer ? Cela ne signifie pas que Laporta et Florentino ne peuvent pas avoir de relation, mais le Barça était en faveur de l'accord CVC jusqu'au moment où le Real Madrid a dit non. C'est aussi simple que ça. » Une sortie qui n’a pas manqué de faire réagir Joan Laporta.

« Il a une obsession malsaine de voir comment il peut nuire au Barca »

Dans des propos accordés aux médias du FC Barcelone, et rapportés par ASJoan Laporta s’est empressé de répondre à Javier Tebas après ses propos. « Je crois que ses commentaires sont inappropriés de la part du président de la Ligue. Au lieu de chercher l'harmonie et la compréhension, il cherche toujours le conflit et la confrontation. Il a une obsession malsaine de voir comment il peut nuire au Barca et à ses valeurs, mais nous, Catalans, le connaissons déjà. Le Conseil du Barça, élu par les membres, ne permet ni à la Liga ni à d’autres personnes de s'approprier les intérêts et les droits du club, en les préservant pour qu'ils ne soient pas dominés par d'autres institutions. Le Barça ne suivra pas vos projets personnels et encore moins si vous voulez utiliser notre club pour obtenir de l'argent, en hypothéquant les droits de télévision pour les 50 prochaines années », a lâché le président blaugrana, avant de revenir sur le départ de Lionel Messi, justifié selon lui par les règles strictes de la Liga : « Il dit que Messi n'est pas resté au Barça, mais il a été l'acteur principal de son départ en raison de son excès de zèle. Il veut être plus papiste que le pape sur le fair-play financier. Les autres Ligues ont été plus flexibles [en ce qui concerne le fair-play financier] et ont été en mesure de garder leurs meilleurs joueurs. »

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