Cyclisme : Vingegaard marque sa différence avec Pogacar
Alexandre Higounet

Jonas Vingegaard a décidé cette saison d'enchaîner le Tour d'Italie et le Tour de France avec l'ambition de remporter les deux, à l'image de ce qu'avait réalisé Tadej Pogacar en 2024. Mais le leader danois de l'équipe Visma-Lease A Bike reconnaît qu'à la différence du champion slovène, il n'a pas forcément la capacité ni l'ambition de viser les grandes classiques.

Jonas Vingegaard s'est lancé un défi de taille cette saison en optant pour l'enchaînement Tour d'Italie-Tour de France. Aux dires du champion danois, ce choix offre plus d'avantages que d'inconvénients, tant ce changement dans l'approche de sa saison génère en lui une réelle fraîcheur mentale, une nouvelle motivation, qui pourrait bien rejaillir sur ses prestations en course.

« J'aimerais pouvoir remporter des courses d'un jour comme Tadej, mais en l'état, ce n'est pas possible »

Pour Jonas Vingegaard, cette ambition va de pair avec le fait qu'il ne partage pas la même attirance que Tadej Pogacar pour les courses d'un jour, ni les qualités lui permettant d'y jouer la gagne, d'autant que sa préparation pour les Grands Tours ne l'installe pas physiologiquement dans les mêmes filières. Le leader de Visma-Lease A Bike a ainsi lancé à l'occasion d'un entretien avec Wielerflits, dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « J'aimerais pouvoir remporter des courses d'un jour comme Tadej, mais en l'état, ce n'est pas possible. Pour gagner, tu dois vraiment te préparer à 100% sur chaque course ».

« Si tu en fais trop au printemps, tu le paies au Tour de France »

Au-delà de ses caractéristiques physiques qui le portent moins vers les classiques que Tadej Pogacar, Jonas Vingegaard reconnaît qu'il craint aussi de perdre trop de force dans une campagne de classique printanière au regard de ses ambitions dans les Grands Tours : « Si tu en fais trop au printemps, tu le paies au Tour de France. Au final, j'aurai tout de même autour de 60 jours de course. Après le Tour, on verra comment je me sens et si je décide d'en rester là où de me fixer des objectifs en fin de saison ».

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