Les solides ambitions de l’OM sur le plan sportif ne datent pas d’hier, et le club phocéen a toujours été inventif sur le marché des transferts pour réaliser de jolis coups. Ce fut notamment le cas au début des années 2000, lorsque l’OM était parvenu à recruter un champion du Monde 1998 pour lui offrir un rôle majeur au cœur de son projet.

Actuellement dans le flou sur le plan sportif avec un changement d’entraîneur récent et des résultats irréguliers, l’OM tentera de rectifier le tir dans les mois à venir, et notamment en tentant probablement de recruter des joueurs de qualité lors du prochain mercato estival. En 2001, alors que l’OM sortait d’une saison crispante avec une 15e place en Ligue 1, un champion du Monde français avait pourtant choisi de rallier le projet afin d’aider le club à redresser la barre : Frank Leboeuf.
« L’OM, un beau défi »
Interrogé dans les colonnes de L’EQUIPE en juillet 2025, l’ancien défenseur central de l’équipe de France livrait les coulisses de son arrivée à l’OM en provenance de Chelsea à l’époque : « Je sentais que Claudio Ranieri voulait faire jouer John Terry. À un an de la Coupe du monde 2002, je ne voulais pas prendre le risque d'être sur le banc. Une semaine avant la reprise de la Ligue 1, Bernard Tapie m'appelle en me disant : "Je te mets capitaine de l'OM." C'était un beau défi, surtout que l'OM sortait de deux saisons dans les bas-fonds de Ligue 1. Cela me permettait aussi de me rapprocher de ma famille et de mon père malade. J'étais content. J'étais plutôt en fin de carrière et je trouvais ça sympa de jouer à Marseille, la ville où je suis né, dans un Vélodrome où il y a une telle ferveur. À 16 ans, au centre de formation (de Toulon), j'ai fait un essai à l'OM et on ne m'avait pas pris. C'était pour moi une sacrée revanche d'y arriver comme capitaine de l'équipe première », a indiqué Frank Leboeuf.

« Ça fait partie du jeu, il faut l'accepter »
Mais malheureusement, rien ne s’est vraiment passé comme prévu pour Leboeuf, qui a notamment été hué par ses anciens supporters du RC Strasbourg durant son passage à l’OM : « L'OM est un club aimé par beaucoup de gens mais aussi haï par beaucoup. Je me suis fait siffler partout, même à Strasbourg. Me faire siffler à la Meinau, ça m'a fait mal. Cinq ans après mon départ, je m'attendais à autre chose. Ça fait bizarre de se faire siffler à l'extérieur. Tu te dis : "Mince, on a quand même été champions du monde avec les potes en 1998, ce n'est pas trop cool." Mais ça fait partie du jeu, il faut l'accepter », a précisé le champion du Monde 98.