Cyclisme : Pogacar-Evenepoel bluffés par Seixas ? Il raconte
Alexandre Higounet

Le potentiel de très haut niveau de Paul Seixas a été identifié depuis au moins deux ans par les professionnels du cyclisme, mais il demandait logiquement confirmation. Cette confirmation est arrivée l'an dernier, pour la première saison du jeune tricolore en World Tour, et notamment lors des championnats d'Europe qui se sont tenus sur un parcours très durs dans les Monts de l'Ardèche, où Seixas a été le seul à suivre Pogacar et Evenepoel dans leur grande offensive, au point de les étonner...

Paul Seixas est un grand talent que le cyclisme français a identifié depuis au moins deux ans. Son potentiel de très haut niveau est donc connu, mais jusqu'où peut-il le mener ? Il est encore trop tôt pour le dire. Seulement au vu de ce qu'il a montré l'an dernier, pour sa première année au niveau World Tour alors qu'il n'était âgé que de 19 ans, il est permis d'espérer réellement le meilleur, comme une victoire au Tour de France.

Le moment où Seixas a été le seul à suivre Pogacar et Evenepoel dit tout

L'événement qui le confirme de manière concrète s'est déroulé à la fin de saison dernière, à l'occasion des Championnats d'Europe, qui se sont tenus sur le redoutable parcours emprunté au final de la classique Faun Ardèche. Sur ces terribles pentes, Paul Seixas a en effet été le seul à tenir la roue de Pogacar et Evenepoel lors de leur grande offensive, pour terminer troisième à l'arrivée.

« Je les sentais un peu agacés de se dire : ''C'est quand même pas un gamin de 19 ans qui va nous taper !'' »

A l'occasion d'un entretien pour L'Equipe Explore, relayé par le site du quotidien sportif français, Paul Seixas est revenu sur cet épisode : « Au moment de l'attaque, je suis vraiment à bloc. Est-ce qu'il ne faut pas que je gère plus mon effort ? Mais je me suis dit, si j'ai les jambes pour suivre, même au mental et que j'explose, ce n'est pas grave. Ça me permet d'expérimenter ce que ça fait de les suivre ». Au final, Seixas est parvenu à les accompagner dans ce moment XXL de la course, marquant les esprits, y compris des deux ténors : « C'était une découverte pour eux. Je les sentais un peu agacés de se dire : ''C'est quand même pas un gamin de 19 ans qui va nous taper dessus !'' ».

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