A l'occasion de la conférence de presse de la formation Visma-Lease A Bike, Jonas Vingegaard a confirmé qu'il tenterait cette année de réaliser le doublé Giro-Tour, changeant de facto radicalement son approche du Tour de France. Et pour le champion danois, cela pourrait bien constituer la clé de sa réussite, a minima de son retour à son meilleur niveau.
Lors de la conférence de presse de l'équipe Visma-Lease A Bike pour lancer la saison 2026, Jonas Vingegaard a officialisé son intention de tenter le doublé Giro-Tour, avec l'intention assumée de remporter les deux. Et pour le leader danois, il pourrait même s'agir de la meilleure solution pour parvenir à se remettre au niveau de Tadej Pogacar. Vingegaard a ressenti le besoin de nouveauté, de chercher de nouveaux leviers de motivation, et il semble l'avoir trouvé par ce biais.
« Le simple fait de trouver une motivation supplémentaire grâce à ce programme va changer les choses »
Jonas Vingegaard a ainsi lancé, dans des propos rapportés par cyclinguptodate.com : « Qu'est-ce que je pourrais améliorer cette saison ? Je pense que le simple fait de trouver une motivation supplémentaire grâce à ce programme va changer les choses. En me maintenant motivé de cette façon, je vais déjà être beaucoup plus performant. Je ne dis pas que je manquais de motivation les années précédentes, mais je ressens une énergie nouvelle. Je crois qu'à l'approche du Tour, je serai encore plus motivé car j'aurai fait le Giro, la course que je rêvais de faire. Alors, le résultat final importera peut-être moins, puisque j'aurai réalisé mon rêve ».
« Je suppose qu'à force de répéter les mêmes choses chaque année, on finit par s'enfermer dans le même rôle »
Jonas Vingegaard ne l'a pas caché, il avait besoin d'une rupture dans ses habitudes, probablement aussi pour casser la spirale de la défaite face à Pogacar : « Je suppose qu'à force de répéter les mêmes choses chaque année, on finit par s'enfermer dans le même rôle et à faire la même chose d'année en année. Ce n'est pas que je manque de motivation, loin de là, mais c'est plutôt que parfois, on a besoin de nouveauté pour raviver sa motivation. C'est ce que nous faisons en ce moment et je sens que j'ai retrouvé une énergie que je n'avais pas eue depuis quelques années. En fait, j'ai ressenti cette énergie dès que j'ai repris l'entraînement. Même avant, car nous avions le programme, pas encore finalisé, mais le Giro et le Tour étaient déjà programmés entre fin octobre et début novembre. Nous savions déjà à ce moment-là que c'étaient les deux objectifs principaux. Ensuite, bien sûr, la question de la préparation est venue un peu plus tard. Mais dès lors, j'étais très motivé pour cette année ».