Cyclisme : Evenepoel peut-il arriver au niveau de Pogacar ? Il lance le débat
Alexandre Higounet

Alors que Remco Evenepoel vient de frapper fort pour son retour à la compétition, remportant toutes les courses dont il a pris le départ, dont le classement général du Tour de Valence, est-il réellement en route pour rivaliser avec Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard l'été prochain sur le Tour de France ? La question a été posée par le journaliste Spencer Martin à l'occasion du podcast The Move, auquel participait également l'ancien directeur sportif de Lance Armstrong, Johan Bruyneel.

Désireux de lancer sa saison au mieux sous ses nouvelles couleurs de Red Bull-Bora-Hansgrohe, lui qui vise de lutter pour le maillot jaune en juillet face à Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard, Remco Evenepoel n'a pas fait les choses à moitié, remportant toutes les courses dont il a pris le départ, dont le classement général du Tour de Valence.

« A-t-il ajouté quelque chose à son arsenal qui lui permettra de rivaliser avec Pogacar et Vingegaard en 2026 ? »

A l'occasion du podcast The Move, relayé par cyclinguptodate.com, Spencer Martin, un écrivain américain sur le cyclisme, a posé la vraie question au sujet du double champion olympique belge : « A-t-il ajouté quelque chose à son arsenal qui lui permettra de rivaliser avec Pogacar et Vingegaard en 2026 ? ». Evenepoel, qui s'est rassuré par ces victoires du début de saison, a indirectement répondu en pointant du doigt ce qui lui manquait pour réellement lutter avec Pogacar, confiant y travailler activement avec sa nouvelle équipe : « Pogacar ? J'ai beaucoup appris de notre dernière confrontation. J'étais vraiment à haut niveau et j'ai pu batailler avec lui dans la côte où il m'a lâché. Pendant 20-30 secondes, j'ai dû récupérer d'un premier effort. Ce sont ces choses-là qu'on travaille, qu'on veut améliorer. C'est sur ces 5-10 minutes que Tadej fait la différence. C'est ce qu'on travaille : être pendant cinq à dix minutes à une certaine puissance. Pour l'instant, tout se passe bien à l'entraînement. J'espère un jour pouvoir être à côté de lui, peut-être même devant ».

« Je sais qu'il se dit : "Je peux encore perdre du poids pour le Tour" »

Pour Johan Bruyneel, l'ancien directeur sportif de Lance Armstrong, Evenepoel apparaît en tout cas dans les temps, comme l'a montré son début de saison, et surtout, il dispose d'une marge de manoeuvre supplémentaire dans sa progression avec la perte de poids : « Je pense que le niveau de Remco est conforme à celui auquel on s'attendait. Il a lui-même dit qu'il n'était pas au top de sa forme… Il a dit qu'il était à environ 85 %. Il dit qu'il est maintenant à son poids habituel du printemps. Mais il n'est pas encore aussi affûté qu'il l'était il y a deux ans pour le Tour, et je sais qu'il se dit : "Je peux encore perdre du poids pour le Tour". Le plus important, c'est qu'il a fait une entrée fracassante. Son équipe croit en lui, l'ambiance au sein de l'équipe doit être incroyable. Et maintenant, cap sur le prochain Tour, celui des Émirats arabes unis ».

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