Longtemps dépendante du Tour de France Hommes, la Grande Boucle féminine peut désormais s'émanciper. Toutefois, alors que le deux départs des deux épreuves a toujours été séparés, en 2027, ce sera différent puisqu'elles seront partenaires. Le peloton féminin s'élancera à l'étranger, dans le même pays que celui des garçons, depuis la Grande-Bretagne.
Relancé en 2022, le Tour de France Femmes a d'abord été dans l'ombre de l'épreuve masculine. Séparées, les deux compétitions fonctionnent désormais comme des partenaires. En témoigne, l'annonce conjointe pour le Grand Départ de 2027. Les deux compétitions s'élanceront depuis la Grande-Bretagne, Edimbourg pour le peloton masculin et Leeds pour les filles, ce qui réjouit Marion Rousse, très heureuse de se rapprochement avec Christian Prudhomme, son homologue pour le Tour de France Hommes.
Le Tour de France masculin, nouveau partenaire de Marion Rousse
« Un départ conjoint (en 2027, le Tour de France s’élancera d’Édimbourg) en dehors des frontières de la France c’est déjà une grosse particularité. Cela montre que notre événement grandit d’année en année et que des pays étrangers, comme pour le Tour hommes, ont envie de nous avoir parce que c’est un événement prestigieux. Cela annonce un très beau départ pour 2027 », assurait-elle dans des propos rapportés par Le Figaro avant de poursuivre.
«Un départ conjoint en dehors des frontières de la France c’est déjà une grosse particularité»
« La Grande-Bretagne était candidate à l’organisation d’un nouveau grand départ du Tour hommes et quand ils ont vu qu’il y avait le Tour de France femmes, ils ont tout de suite dit : ‘’On veut les deux’’. La Grande-Bretagne qui a, l’année dernière, accueilli la Coupe du monde de rugby féminine est vraiment actrice du sport féminin. Et Millie Robinson avait été la toute première vainqueur d’un Tour de France femmes (en 1955). C’est fou parce que c’est un beau clin d’œil aussi à l’histoire d’un Tour de France femmes qui est totalement différent de ce qu’elles ont pu connaître mais on revient un peu à son point d’ancrage. Et puis c’est aussi l’occasion de mettre à l’honneur des filles qui ont fait le cyclisme féminin, qui ont porté des valeurs au-delà du sport comme Lizzie Deignan, qui avait été la première athlète à montrer qu’elle pouvait devenir maman, revenir à la compétition et gagner la première édition du Paris-Roubaix (2021), Laura Kenny qui est sur la piste l’une des plus grandes cyclistes de l’histoire (quintuple championne olympique et sept fois championne du monde), sans oublier la génération future, Cat Ferguson (Movistar), qui n’a que dix-neuf ans et qui performe déjà au plus haut niveau. Alors il y aura la ferveur et les ponts entre les hommes et les femmes. C’est super de se dire que les femmes vont pouvoir bénéficier de ce qui avait été formidable en 2014 », ajoute Marion Rousse.