Catch : Voilà pourquoi la WWE zappe Paris pour Lyon !
Bernard Colas -
Journaliste
Passionné de sport, de cinéma et de télévision (à l’écran comme derrière) depuis son enfance, Bernard est journaliste pour le 10 Sport depuis 2018. Plus habile clavier en main que ballon au pied, il décide de couvrir principalement un sport adulé, critiqué et détesté à la fois (le football) et un sport qui n’en est pas un (le catch).

Pour la première fois de son histoire, la WWE organisera l’un de ses pay-per-view en France, le 4 mai 2024 avec "Backlash". Et alors que Paris semblait tenir la corde pour accueillir l’événement, c’est finalement Lyon et sa LDLC Arena flambant neuve qui a été choisie par l’organisation reine du catch dans le monde. La nouvelle salle omnisports, qui ouvre ses portes ce jeudi soir, suscite déjà l’enthousiasme.

Fort de ses derniers passages réussis en France à l’occasion des habituels house shows (des spectacles de moindre ampleur non télévisés) qu’elle propose à travers le monde tout au long de l’année, la WWE a décidé de récompenser le public tricolore avec l’organisation d’un premier pay-per-view (également appelé Premium Live Event) dans notre pays. Le 4 mai 2024, "Backlash" sera ainsi présenté depuis Lyon, précédé la veille du show "Smackdown" diffusé chaque vendredi aux États-Unis. Si Paris semblait tenir la corde, la première compagnie de catch au monde a finalement tranché en faveur de la région Auvergne-Rhône-Alpes, et de sa LDLC Arena flambant neuve qui s’apprête à devenir la plus grande salle événementielle en France après l'Accor Arena avec une capacité de 100 à 120 événements par an.

Pourquoi la WWE a choisi Lyon et sa LDLC Arena

« La décision s’est toujours portée sur Lyon, a révélé au 10 Sport une source à la WWE. C’était en discussion depuis longtemps. Je ne pense pas que cela ait quelque chose à voir avec Paris ». Le choix fait en tout cas réagir sur les réseaux sociaux, alors que l’Accor Arena accueille généralement les shows de la WWE, en plus de recevoir désormais l’UFC et la NBA. Les Jeux Olympiques de Paris 2024 ont évidemment pesé dans la balance, mais la LDLC Arena n’apparaissait pas pour autant comme un simple plan B, Lyon étant idéalement situé pour séduire, en plus des fans tricolores, le public italien et suisse susceptible de faire le court déplacement qui relie les pays. De plus, L’enceinte retenue a de solides arguments pour prétendre à recevoir un tel événement. « Une enceinte de près de 150 millions d'euros (141), ce n'est pas la salle du coin, savoure dans les colonnes de L’Équipe le président délégué de l’ASVEL Gaëtan Muller avant la rencontre face au Bayern Munich ce jeudi soir pour le lancement de la LDLC Arena. Notre ambition est internationale depuis le début. Or sans outil d'au moins 10 000 places, tu ne peux pas exister. Notre accord avec l'OL (entré au capital de l'Asvel en 2019) est un pilier. Tout a été pensé pour une expérience moderne, connectée, alliant notre culture sportive et les standards du sport spectacle à l'américaine. On veut créer une NBA Europe. » Xavier Pierrot, le directeur de la LDLC Arena, va plus loin en évoquant une « salle multifonctionnelle moderne, capable de concurrencer les plus grandes salles américaines, voire les stades des capitales européennes ». Une attention a notamment été portée à la qualité du son, mais également de l’image avec un écran cube géant de quatre faces d’une taille de 144 m² en plein centre.

« C'est vraiment incroyable, on se croirait en NBA »

A l’origine du projet il y a près de dix ans, Tony Parker peine à cacher sa fierté à l’approche de l’inauguration. « Elle va être une des plus belles salles au monde, promet le boss de l’ASVEL, interrogé par Le Progrès. Ce sera plein le 23 pour la venue du Bayern, il va falloir continuer à travailler dur pour remplir la salle (...) Un match de basket, aujourd’hui, c’est un spectacle. Dès que le client va entrer dans la salle, il va voir la différence. » Gianmarco Pozzecco, entraîneur du club, s’enthousiasme aussi en évoquant « une des plus belles salles » qu’il ait jamais vues. « C'est vraiment incroyable, on se croirait en NBA », assure-t-il, relayé par France 3. Si la salle située en face du Groupama Stadium de l’OL attend 12 000 spectateurs ce jeudi soir, ce sont jusqu’à 16 000 personnes qui peuvent être accueillies en mode spectacles ou concerts. Face à une telle promesse, on comprend mieux le choix réalisé par la WWE, déjà une victoire pour Xavier Pierrot, qui n’a pas caché ses ambitions : « Les grands événements vont continuer d'aller à Paris puisque Paris reste Paris. Mais on a des artistes qui ne venaient plus en province qui vont doubler en venant à Lyon ». La preuve avec la WWE, avant peut-être les Spurs de Victor Wembanyama comme l’espère Tony Parker, en course pour racheter une LDLC Arena déjà mise en vente par John Textor.

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