La troisième mi-temps au rugby c'est sacré, que ce soit en amateur ou en professionnel. Et même au plus niveau. Un joueur du XV de France raconte ainsi une soirée «mémorable et inoubliable» après une défaite. Et le résultat a été plus que positif pour les Bleus.
Ce n'est pas une légende, la troisième mi-temps est un moment sacré dans le rugby que ce soit au niveau amateur ou professionnel. Certaines anecdotes sont mémorables, y compris au sein du XV de France. Et même pendant des compétitions majeures comme la Coupe du monde.
«On avait décidé de se murger la gueule pour se dire un peu les quatre vérités»
En 2019, Pascal Papé racontait ainsi la troisième mi-temps la plus mémorable de sa carrière. Et c'était avec le XV de France lors de la Coupe du monde 2011. « C'est avec l'équipe de France à la Coupe du monde 2011 après la défaite face aux Tonga (14-19). C'était mémorable et inoubliable. On avait décidé de se murger la gueule pour se dire un peu les quatre vérités. Je retiens surtout la finalité de cette troisième mi-temps. Elle a été utile. Ça nous a permis de nous mettre devant nos responsabilités et d'aller jusqu'en finale. Cette troisième mi-temps a été fondatrice. On en avait besoin », confiait-il dans les colonnes de L'EQUIPE.

«Je retiens surtout la finalité de cette troisième mi-temps. Elle a été utile»
Mais Pascal Papé a une anecdote encore plus folle au sujet de sa carrière : « C'était un mercredi, veille d'un match de Challenge européen face à Exeter (5 avril 2012). Avec David Attoub, toujours le même (il se marre), on est invité par un ami pour l'inauguration de son restaurant à Bordeaux. On était censé faire l'aller-retour en train dans la journée. On boit un coup, deux coups, etc. Puis on est invité dans un autre endroit à boire un dernier verre. Malheureusement, on tombe sur Serge Simon. On discute, on fait connaissance avec d'autres personnes et on se retrouve à six heures du mat' après avoir tombé onze bouteilles de champagne. Je précise Laurent Perrier... On monte dans un train en catastrophe vers 8 heures car on avait rendez-vous à 12 heures à Charléty avec l'équipe. On arrive complètement bourré ! Ce n'est pas bien, il ne faut pas que les jeunes lisent ça ! J'avais fait une petite sieste, mais je n'étais vraiment pas bien. Je suis titulaire et à la fin du match, on m'annonce que je suis élu homme du match ! Là, on me file un petit trophée et une bouteille de champagne. Du Laurent Perrier ! (il éclate de rire) C'était un moment d'égarement car à l'époque, j'étais international. Mais c'était un vrai moment de vie ».