Moment difficile pour Antoine Dupont : «Je me suis senti seul»
Arthur Montagne -
Journaliste
Affamé de sport, il a grandi au son des moteurs de Formule 1 et des exploits de Ronaldinho. Aujourd’hui, diplomé d'un Master de journalisme de sport, il ne rate plus un Grand Prix de F1 ni un match du PSG, ses deux passions et spécialités

De retour au premier plan, Antoine Dupont réalise un excellent Tournoi des VI Nations qui permet au XV de France d'envisager un Grand Chelem. Et pourtant, tout n'a pas toujours été aisé pour le capitaine du Stade Toulousain qui est revenu sur certains moment durs de sa carrière.

Capitaine du XV de France, Antoine Dupont a fait un retour remarqué pour disputer le Tournoi des VI Nations. En grande forme, le demi-de-mêlée du Stade Toulousain a largement contribué aux trois premières victoires des Bleus contre l'Irlande, le Pays de Galles et l'Italie qui permettent aux Bleus d'être toujours en course pour le Grand Chelem. Et pourtant, Antoine Dupont revient de loin, lui qui a connue deux ruptures des ligaments croisés, dont une il y a à peine un an. Et il racontait récemment que ce fut difficile à vivre.

Dupont raconte un moment difficile de sa carrière

« Ma rééducation a eu des étapes compliquées, même si j'étais déjà passé par là. ça a été beaucoup plus douloureux les premières semaines à cause du trauma accidentel : un poids m'a cassé le genou. Ça a engendré beaucoup de gonflements, de douleurs pré et postopératoires. Durant les premiers mois de rééduc, j'ai eu du mal à récupérer ce retard pris au début, ça a été très compliqué et très douloureux. En sport collectif, on est habitué à s'entraîner avec les copains, à être dehors... À un moment, être tout seul, tous les jours, c'est très pesant, on en a marre », confiait-il dans les colonnes de L'EQUIPE avant de poursuivre.

«Etre tout seul, tous les jours, c'est très pesant»

« Il faut arriver à avoir des petits objectifs et à se satisfaire de chaque petit progrès avec le kiné. C'est fastidieux, mais chaque semaine apporte de petites victoires avec le corps qui se régénère. Le travail est récompensé et ça donne de l'énergie pour la suite (...) J'ai beaucoup bougé, je suis allé à l'étranger. Aller bosser ailleurs me gonflait à bloc et, quand je revenais, j'étais content de revenir au club. Revoir, recroiser les mecs me remotivait. J'ai pu me nourrir de vivre d'autres expériences. Ça faisait des années que je ne pouvais pas profiter de mes week-ends. J'ai vu d'autres façons de travailler, pu prendre plein de petites choses à droite, à gauche, avec différents intervenants qui avaient côtoyé des sportifs avec des backgrounds différents. Ça m'a permis d'avoir un spectre plus large sur les outils de ma rééducation et ça m'a beaucoup nourri », ajoute Antoine Dupont.

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